Ma première expérience Youtube.

Aujourd'hui, je vais vous parler de YoutubeEt pour une fois, je ne râlerais pas sur les Youtubeuses qui véhiculent n'importe quoi aux jeunes filles ou sur les gens qui confondent Youtubeuses & Blogueuses. Non aujourd'hui, je vais vous parler de mon ressenti, une fois derrière la caméra. Ma toute première fois. Un sacré défi qui m'aura sortie de ma zone de confort blogging, c'est certain !
Bon, déjà, venant de moi, faire une vidéo Youtube "Face caméra" c'est assez surprenant, oui. En réalité, il y a quelques mois, on m'avait suggérée de faire une F.A.Q, je n'avais jamais donné suite, parce que je ne voyais pas l'intérêt, je commençais tout juste le blog, bref ! Dernièrement, ont me la redemander. Je ne savais pas si ça intéresserait grand monde, mais j'en ai parlé sur twitter, en me disant, qu'au mieux, ça passerais inaperçu dans la masse de tweets. Sauf que ça n'est pas passé inaperçu et que plusieurs d'entre vous m'ont dit que ça serait cool... Alors quand j'ai "ouvert la F.A.Q" (Je parle comme une Youtubeuse, ouais !) et que j'ai commencé à recevoir des questions, j'ai dit a mon Géant "Mais dans quelle merde je me suis mise, encore ?" Je ne pensais pas si bien dire !

Alors, après avoir rassemblé toutes les questions, j'ai voulu la tourner, le plus rapidement possible, qu'on en parle plus. Et une fois installé devant ma caméra, sur mon petit fauteuil, le blocage. Le bon, gros, blocage. Je n'arrivais pas à parler, je ne savais pas comment me mettre, ou regarder, quoi faire de mon corps... Je parlais avec une voix qui n'était pas la mienne, ou tout doucement et j'avais honte. Ouais, j'ai même demandé à mon Géant de mettre sa musique super-forte alors que j'étais en bas, dans une autre pièce, porte fermé... Vous voyez le genre ? Et puis a force de dire des "Bonjour, je sais pas quoi dire... Non, on recommence... BOONJJOOUURRR... *soupir proche du suicide* J'ai lancé une F.A.Q... Non, c'est nul !" J'ai réussi à retrouver ma vraie voix, pas celle qui sortait de je ne sais où ! En revanche, j'étais toujours très mal à l'aise, et je ne savais toujours pas comment me tenir. Et j'ai commencé à répondre à 2,3, 4 questions...

Et là, j'ai fait le truc à ne pas faire: regarder ce que je venais de tourner... Vous le savez, moi qui ne me supporte pas physiquement, c'était le drame. J'ai eu un profond sentiment de dégoût devant mon physique et ma voix en action. Ça m'a mis un coup au moral, c'était quelque chose ! C'était un exercice encore plus compliqué que ce que je pensais. Et je redoutais déjà de me voir pendant le montage de la vidéo, alors que je n'avais pas fini de tourner... 5h plus tard, (Oui, j'ai mis 5h pour même pas 10 questions. Une après-midi complète, normal...) Je n'ai pas eu la force de regarder le résultat, ni de faire le montage. Rien, je n'avais plus envie de rien ! Et j'ai volontairement traîné à m'y remettre...


Une, deux semaines plus tard, alors que régulièrement on me disait "Avoir hâte de voir la vidéo" moi j'avais toujours rien fait. Alors, quand même, j'ai pris sur moi et je me suis installé pour faire le montage de cette foutue vidéo. Je vous passe mon humeur devant ma tronche, on a saisi l'idée je pense... Par contre, j'ai eu un "léger" soucis. J'étais tellement à l'aise, pendant le tournage que j'ai carrément oublié 3 questions. Des questions, assez marrantes en plus. #BouletDeMeuf 

Alors, j'ai du m'y remettre ! Faute de temps, pas d'envie pour une fois, ça a encore plus traîné ! Mais, j'étais bien motivé a le faire sans prise de tête, après tout je passe ma vie sur Snapchat, a faire la conne alors sérieusement, pourquoi se sentir si mal devant ma caméra ! Mais, une fois le mode vidéo activé, j'ai encore eu un moment de solitude... Mais, j'ai réussi avec moins de difficulté à placer quelques phrases, les unes après les autres. Je n'étais pas plus a l'aise, mais je me suis moins mis la pression. Je tripote mes cheveux tout le long, je ne sais pas ou regarder... Mais, tant pis, je la publie comme telle ! Et puis, viens l'étape "montage". Le mien est archi simple, oui. Je n'ai même pas trouvé comment incruster les captures d'écrans des questions.... #Loose Mais, pour tout vous dire, je m'en fiche. Youtube a un contenu très pro en règle générale, moi je ne prétends pas au titre de Youtubeuse, alors je le vis bien, merci !

Assez de "blabla", vous avez compris le sentiment de gène, de malaise, je pense. Maintenant, je vous laisse découvrir la fameuse vidéo ! (Je ne suis vraiment pas prête à remettre ça, hein...) 


Voilà, voilà... Bisous...je vais disparaître quelque temps après ça, moi !

De la décoration & des petits prix !


Ah que coucou ! Depuis quelque temps j'ai envie de faire un article "décoration" sur le blog. Parce que oui, dernièrement j'ai quand même fait pas mal d'achats... Alors après vous avoir demandé sur twitter si ça vous disait, après vos oui, bah voilà ! Un article déco ! Mais déco a petit prix, SVP ! Parce que j'ai beau avoir de nouveau un salaire, il est hors de question que je claque des sommes de fous en déco. Petit pincement au cœur, en pensant à maison du monde, la tentation pour riche. 

Alors, moi je vous le dis, mes achats déco, c'est un peu partout. Je regarde surtout le prix, oui, je n'ai pas honte de le dire. Et, j'ai une grosse préférence pour Gifi & La Foir'Fouille, qui souvent propose des tonnes d'objets sympa à des prix très bas ! Pas très loin de chez moi, il y a aussi "Tout à 2 €", chez eux, c'est surtout des vieilleries en verre que je trouve, la plupart du temps. Jardiland, si tu prends le temps il y a moyen de trouver des petits trucs sympa, pas trop cher... Mais faut regarder derrière les trucs magnifiques qui coûtent un bras. Comme chez maison du monde, oui ! 

Miroir vintage, 9.99€
Caisse en bois 14,99€ / Corbeille rose 6€ / Boite rose 6€ 
Bougies de chez "Tout a 2€" & Jardiland (mais plus chères...)


Et puis, jeudi dernier j'ai encore fait quelques folies pour la décoration de la cuisine. Elle n'a pas de fenêtre, elle est sous notre mezzanine, donc un peu sombre, alors j'ai envie d'y mettre de la couleur. Voici un petit aperçu, mais je ne pense pas que ça va rester tel quel, j'aime pas la disposition !


CorbeilleBonbonnière 2€ / Bouteilles 2€ l'unité 

Voilà, je ne sais pas trop comment conclure cet article, il sort tellement du registre de mes pavés habituel ! J'avais juste envie de partager ici, avec vous de la déco, pas cher, parce que c'est aussi quelque chose que j'adore. Si le Géant n'avait pas son caractère, j'aurais transformé tout l'appartement, depuis bien longtemps... Mais à l'inverse de beaucoup de blogueuses & youtubeuses, il me laisse pas tout faire... Tristesse !

& vous, vos bonnes adresses (raisonnable) pour la déco ? 

Réseaux sociaux, internet... L'overdose !


Depuis quelques semaines, je suis beaucoup moins présente sur les réseaux sociaux, sur mon blog... J'en avais vaguement parlé, j'ai repris le travail, j'ai donc beaucoup moins de temps libre. Mais petit à petit je me suis dit que si je le voulais vraiment, vu mes heures pépères, j'aurais largement le temps, mine de rien d'être plus présente. La réalité ? C'est que j'en avais pas envie.
Ça me fait tout drôle, de le dire haut et fort. Ou plutôt de l'écrire noir sur blanc. Je n'avais pas l'envie d'écrire, de venir faire un petit tour ici, tous les jours... Et j'ai pris peur. Peur, parce que depuis le début du blog, je dis que je suis du genre à me lasser de tout et très vite. Depuis le début du blog, c'est un trait de mon caractère qui me fait peur. Parce que dans le fond, qu'est-ce que j'aime écrire ici. Qu'est-ce que j'aime parler avec mes copines blogueuses... Alors, sans rien dire, j'avais peur, dans mon coin, de mettre fin au blog, comme ça, par manque d'envie. 

Et puis, en écrivant mon dernier article, j'ai pris conscience d'une bonne chose: ce n'est pas le blog qui me fatigue, c'est internet. Parce que aujourd'hui, Twitter, Facebook, ce sont mes outils de travail, avant tout. Alors, effectivement, je passe ma journée sur l'ordinateur. Je tweete, je fouille Facebook, et tout ce qui va avec. Quand je rentre chez moi, prendre encore du temps, pour aller sur mon PC, non, je n'ai pas envie. D'ailleurs, pour de vrai, je ne touche plus mon PC. Avant j'y allais tous les jours. Inspilia, Hellocoton, le blog, les commentaires, les blogs des copines... J'étais partout, tout le temps. Aujourd'hui, mon fil d'actu Hellocoton m'annonce plus de 300 articles... L'horreur.


Il y a eu une période, on l'on voyait beaucoup de billets sur "la desintox digitale". Sans vraiment le vouloir, je crois que je suis en plein dedans. Je ne poste plus autant sur Instagram. Mais surtout, je peux ne plus m'y connecter pendant un, deux jours. Alors qu'il y a encore quelque temps, j'ouvrais l'appli par réflexe, en regardant l'heure... Je pouvais regarder des photos pendant deux heures de suite... J'y passais ma vie, oui. Facebook, c'est un des seuls réseaux social qui ne m'amuse plus, ne m’intéresse plus depuis longtemps, alors de ce côté, j'y suis toujours quasiment inexistante. Enfin si, je me fais violence, de temps en temps pour la page FB du blog, pas plus. Et vu que c'est un de mes outils de travail, j'ai la sensation de le voir plus qu'il le faudrait, ce fichu Facebook. (Vous avez compris, j'addoorreeee Facebook...) Twitter, aussi je m'en sers beaucoup pour le travail. Mais, je ne m'en lasse pas pour autant, car les deux utilisations que j'en ai sont énormément différentes ! Je poste aussi beaucoup moins sur Snapchat, parce que... Je ne montre pas ma vie, mes amis(e)s, mes collègues. Alors, faire des snaps, ce n'est pas toujours possible, selon les personnes avec qui je suis et ce que je souhaite montrer. Mais de tous, c'est sur celui-ci que je suis la plus présente je pense. Je n'y peut rien, Snapchat m'amuse. (Sauf quand il bug, c'est-à-dire, tous les jours...)



Avec les réseaux sociaux, le naturel n'existe plus ! 


Ma lassitude pour les réseaux sociaux ne vient pas que de mon travail, ça vient en grande partie du fait qu'aujourd'hui, tout le monde s'acharne à donner une superbe image de soi. L'image d'une vie parfaite. L'image. Tout est question d'image. Il n'y a plus de place pour le naturel, la spontanéité... 
Instagram en est la preuve parfaite. Aujourd'hui, nous sommes très peu à prendre nos photos avec notre téléphone. Combien de personnes postent uniquement des photos prises avec un appareil photo digne de ce nom ? Combien de personnes saturent les couleurs, ne postent que des photos sur un fond uni ? La recherche de la célébrité Instagram, c'est pire que tout. Vous êtes ridicule, vous tuez Instagram. Allez donc chercher des likes ailleurs. Vos galeries puent le faux. Et le plus triste, c'est qu'on tombe tous plus ou moins dans cette supercherie.  À des niveaux plus ou moins importants. Je suis la première à vouloir prendre des belles photos, mais avec mon téléphone, sur le moment. Pas juste parce que c'est beau, parce que je vais avoir des likes. Si je veux des likes, j'ai qu'à me mettre à poil, ça fonctionne plutôt bien à croire certains comptes ! 
Mais le plus fou, le plus WTF, c'est Snapchat. Voir des nanas qui se maquillent pour faire des snaps, ça me rend folle.  Avec des poses travaillées, pour avoir l'air parfaite. Qui déballent des colis reçus pendant 10 minutes. Qui joue avec les effets snaps qui ne les déforme pas. Les fausses parfaites. Mes pintades. Vous aurez ma peau, je suis en overdose de vous. Bordel, mais il est où votre naturel ? Ça vous rend juste inintéressante. Une belle coquille vide.  S
e montrer pas maquillée, pas coiffée, sur Snapchat (pendant 24h en plus, bitch please...) ça m'a jamais tué. 



Bref, c'est un peu triste de voir que partout, que ce soit dans la vie de tous les jours ou sur internet, les gens soient toujours autant dans le contrôle. L'apparence physique avant le reste. Devoir être parfaite, à tout moment. Vous savez quoi ? Je refuse d'être ce genre de personne. Je rote, je pète, je fais caca, je dis des gros mots assez régulièrement. J'aime être débile, j'y prends du plaisir. Je me fiche d'être "moche" pas maquillée, ou autres. Il y a bien plus important dans la vie que mon physique et le jugement des autres sur ce dernier, d'ailleurs. 

& vous, overdose de tout ce faux ? 

Ma famille, ma maison, c'est lui.


Je parle souvent de mon Géant ici. Mais je n'avais jamais écrit sur lui. J'écris trop souvent sur les gens qui m'ont fait du mal. J'écris toujours quasiment sur le négatif. Aujourd'hui, j'ai envie de changer ça. Parce que, s'il y a bien une personne qui me rend heureuse, vraiment heureuse, c'est lui. Depuis 4 ans. 

Il y a 4 ans de ça, ni lui, ni moi ne voulions être en couple. Déçu du "premier amour", on était bien célibataire. Mais, je ne sais pas, je ne l'explique pas. C'était si facile de lui parler. Nous avons passé un nombre d'heures folles au téléphone, à discuter, sans jamais avoir de tabous, c'était de la sincérité, de la vraie. Je n'avais jamais connu ça, avec personne. Le premier soir, j'ai su que lui, il était différent. Et quelques semaines plus tard, la première rencontre maladroite, les premiers moments à deux, le premier au revoir sur un quai de gare, je savais déjà, qu'avec lui tout serait différent. J'ai toujours eu une image négative de l'homme en général, de l'amour aussi. Autour de moi, toute mon enfance, c'était que des faux sentiments, que des couples brisées. Alors, comment voulez-vous croire en l'amour ? Mais lui, il a su me montrer l'inverse, en très peu de temps. Très vite, nous avons habité ensemble. Parce que je n'en pouvais plus de m'endormir sur mon téléphone, de me réveiller seule. De l'imaginer faire telle ou telle chose, sans jamais vraiment savoir. Je n'en pouvais plus de me sentir si seule au milieu d'une maison où nous vivons à 5, alors que des kilomètres plus loin, il y avait mon Géant, qui lui ne voulait qu'une chose, moi. En quelques semaines, j'ai passé mon permis, mis mes quelques affaires dans les cartons et je l'ai rejoint, dans son petit studio, dans sa taverne. 

On avait peu d'espace dans ce petit "chez nous" mais c'était tellement bien. Vivre l'un sur l'autre n'a jamais été un problème pour nous. Au contraire, aujourd'hui dans nos 55 m², on se sent vite trop loin l'un de l'autre. Nous ne sommes pas du genre à être des cucul la praline, (ce texte risque donc d'en surprendre plus d'un, moi la première...) on est même très pudique sur nos sentiments quand il y a du monde avec nous. Alors, je ne sais pas, peut-être que ma mère s'est dit que je n'étais pas réellement amoureuse. Qu'elle avait le droit de vouloir nous détruire. Elle a tenté hein, de toutes les manières possibles. En sournoise, avec du chantage affectif, des menaces, des insultes, de la violence. Tout, elle aura tout essayé. Elle n'a juste pas compris une chose : je l'aime. Et, pour la première fois de ma vie, j'ai tenu tête à ma mère, pour la première fois de ma vie, j'ai su lui dire "non."


On me demande souvent, si je ne regrette pas ce choix. Définitivement pas. En quelques années seulement, il a réussi à m'apporter plus de confiance, d'amour, de stabilité que ma "famille" depuis ma naissance. Avec lui, on ne fait pas semblant d'avoir une vie parfaite pour faire bien en soirée, devant les autres. Sans le savoir, sans le vouloir, il m'apporte au quotidien ce dont j'ai toujours rêvé. Ce que j'ai toujours jalousé chez les autres : un foyer. Pas matériel, mais sentimental. Et pour ça, quoi qu'il arrive dans l'avenir, je le remercie. Nous ne sommes pas parfaits, mais nous sommes sincères. 


Aujourd'hui, je ne vois pas mon futur sans lui. C'est la première fois de ma vie, que je fais des plans pour deux. Je ne dis plus "Je vais faire" mais "On va faire". Quand j'ai des projets, petits ou gros, je ne parle plus que de moi, je parle pour nous deux. C'est une évidence. Je ne peux pas imaginer un avenir sans lui, vraiment pas. Et quand je l'imagine, il me fait peur. C'est beau d'aimer à ce point, mais c'est tout aussi dangereux, flippant. Parce que si un jour ça prends fin, vraiment fin, je ne sais pas comment je le vivrais. Ça m'angoisse de me dire qu'un jour, comme ça, il pourrait ne plus m'aimer. Ne plus supporter des traits de ma personnalité, qui aujourd'hui ne le dérange pas. L'avenir est incertain, c'est flippant. Je préféré ne pas y penser. Je préfère me dire que c'est "impossible". On a vécu déjà tellement de choses douloureuses, que nous voir aujourd'hui, encore plus proche, plus fort... Non, je ne pense pas qu'il soit possible un jour d'avoir Gladwood sans son Géant. Impossible. 


Je comprends enfin ce que signifie "Mon copain, c'est mon meilleur ami." Parce que c'est ça. Avec lui, je peux rire de tout et de rien. De lui aussi, de moi souvent. On peut se dire les choses, calmement, sans jamais s’énerver. (Encore quelque chose que j'aime dans mon couple: il n'y a jamais eu de cris.) On ne sort que très rarement l'un sans l'autre, comme des meilleurs amis, là encore. D'ailleurs, beaucoup de monde ne comprennent pas ça. Le fait qu'on soit toujours l'un avec l'autre. C'est pourtant simple, je déteste sortir sans lui. Devoir lui raconter ma soirée, en bref comme je le ferais ici ? Non merci. Vivre le truc à deux et en discuter après, c'est beaucoup mieux. Tout ça pour dire, que nous avons fêté nos 4 ans la semaine dernière. 1460 jours de nous deux. Et j’espère qu'il y en aura encore pleins d'autres. La vie est parfois merdique, mais avoir quelqu'un qu'on aime, qui nous soutient à nos côtés, c'est le plus important.


Alors oui, je n'ai plus de famille, mais je ne le regrette pas. Je préfère n'avoir qu'une seule personne dans ma vie, qu'une "famille" qui ne se parle presque pas, qui ne se voit pas, qui ne fait rien ensemble. Ce passage-là, il est pour ma "famille" justement: Les liens du sang, sans amour, ça ne vaut rien. Le lien du sang, n'est beau qu'avec de l'amour, comme pour ma sœur et moi. Les autres, je m'en tape. Même mon "père", finalement, n'a pas mon sang... Je ne demande à personne de comprendre, juste de faire avec. Je ne vais pas venir vous sourire si vous n'êtes même pas capable de sourire à celui que j'aime. Il est hors de question que j'accepte de vous voir, si aucun de vous n'accepte l'homme avec qui je vis. C'est non négociable.

Dans tous les cas, on s'en fout !
 Mon Géant il est dément ! & le tient ? 

Fleuriste : ce qui me manque.


Vous le savez, ou non, je ne suis plus fleuriste. J'avais écrit un article, il y a quelques mois, en rentrant d'un énième entretien qui n'avait abouti sur rien... J'étais découragée, déçue, triste. J'avais dit que j'abandonnais là. En a réalité, non. Je guettais toujours s'il y avait des offres, mais dans ma région en tout cas, le métier de fleuriste souffre. Alors, rien... Toujours rien. Encore rien. Bref, pour moi finalement le hasard a bien fait les choses. Je ne pensais pas retrouver un métier, dans lequel je me plais autre que la fleur et pourtant, j'ai réussi... J'aime beaucoup mon nouveau boulot, mais je me rends compte, avec du recul, que j'ai vraiment trop, trop d'amour pour les fleurs. C'est mon premier amour, c'est plus fort que moi. Je suis, une "ex-fleuriste"... Et vous savez quoi ? C'est dur de dire au revoir à son métier. 

Ouvrir la porte de la boutique, avoir le parfum mélangé des fleurs à la vente dans les narines. D'ailleurs, j'en ai pas assez profité. Quand on vit dedans, on ne fait plus vraiment attention. C'est un parfum habituel, aujourd'hui c'est occasionnel et ça me manque. Sortir mes pots, mes caisses, faire un joli étalage, maudire tel ou tel pot, définitivement trop lourd, ça aussi, ça me manque. Les vases d'eau sale, ça me manque pas vraiment. Quoi que, c'était marrant, finalement... Les commandes avec des messages farfelus me manquent aussi. Clients, vous avez égayé mes journées si souvent ! L'odeur de la fleur, de la terre sur moi en rentrant, les couleurs, les variétés, les vases... Le moindre petit détail de la vie en boutique me manque. Je ne pensais pas dire un jour qu'avoir des crevasses, des ongles noirs tout le temps me manquerait... Aujourd'hui j'ai les ongles vernis, propres et les mains toutes douces, c'est d'une tristesse...


Ne pas toucher, manipuler les fleurs me manque. Terriblement. Même l'arrivage des roses pour la Saint-Valentin, ça me manque. Pourtant, il y en a beaucoup, beaucoup... Pis pas des petites épines, hein. Avoir les mains froides et humides, faire mon bouquet, une compo... La création est une grosse partie de notre métier et ne plus en faire est vraiment pénible pour moi. Je m'en doutais que ça serait dur, mais pas autant. Résultat ? J'ai 50 idées différentes de travaux manuels et j’arrête pas d'en trouver des nouveaux. (Le Géant n'en peut plus, oui...) Je tente, comme je peux de compenser cet aspect créatif & manuel que je ne retrouve pas dans mon nouveau métier. Sans succès. L'aspect "vente" du métier ne me manque pas vraiment. J'aime les fleurs, pas les gens. J'étais bonne en vente, parce que je ne suis pas non plus une sauvage, mais au bout de quelques réflexions à la con de certains clients, on pouvait voir que j'étais prête à bondir. Alors, non, ça ne me manque absolument pas de servir "Mme-je-fais-de-l'art-floral-une-fois-par-mois-alors-je-pense-être-fleuriste" non, elles me manquent pas du tout celles-là ! Par contre, certaines de mes anciennes clientes régulières me manquent... Je repense à cette petite dame, toujours très coquette qui venait très souvent pour fleurir sa maison. Et je suis triste, parce que je n'ai même pas pu finir son projet... Et je préfère ne pas savoir ce qu'on lui a dit sur moi quand elle a dû voir que je n'y travaillais plus.... D'ailleurs, j'ai appris la liquidation judiciaire de mon ancienne entreprise et ça m'a fait de la peine, un peu. J'espère vraiment qu'une fleuriste reprendra ce magasin, il avait beaucoup de potentiel ! 


Il y autre chose qui me manque beaucoup, alors que je n'y avais jamais pensé. C'est le fait de ne pas être debout, toute la journée, ne plus courir à droite & à gauche. Community manager, c'est de l'ordinateur, en grande partie, même si dans les mois à venir, je vais courir partout pour couvrir des festivals & autres événements, la plupart du temps c'est ordi - bureau. La vie de fleuriste, toujours dans le speed pour les commandes, livraisons, mariages ou autres, ça me manque. Ne pas avoir le temps de manger assis. Mettre un sandwich entre tes fleurs et ton pistolet à colle. J'ai toujours eu des métiers "physiquement fatigants" la pâtisserie, les fleurs... Aujourd'hui, je me dis que je vais chopper des escarres à être tout le temps assise... Non ? Ou des kilos, ça c'est inévitable ! 
J'ai l'impression de ne plus être active du coup. Pour la première fois, je rentre du boulot et je comprends qu'il y a une autre fatigue que la fatigue physique. Celle du cerveau. Je prends tellement d'infos à la minute... Avant c'était mon corps, mes muscles, maintenant c'est mon cerveau. 

Je crois que je ne pourrais pas faire toute ma vie professionnelle loin des fleurs. Il faut que je trouve un moyen pour avoir toujours un peu de fleur dans ma vie. Si un gentil fleuriste passe ici, pitié, laissez- moi jouer de la serpette un peu. Un tout petit peu. Je suis en manque.

Fleuriste un jour, fleuriste toujours ?
& vous, avez connu ce genre de sentiment après un changement de travail ?