Le film sur une amitié toxique : Respire.

Ah que coucou, vous !  Je me lance aujourd'hui, dans un article culture, sur le film de Mélanie Laurent "Respire". Comme pour le premier article de ce style "Gorge, cœur, ventre" ne vous attendez pas à un article "critique de cinéma". De une, je ne sais pas faire, et de deux, ça ne m’intéresse pas. J'avais juste envie d'écrire dessus, car c'est un film qui m'a beaucoup touché. Un film fort en émotions.


L'histoire est écrite de manière simple alors qu'il traite un lourd sujet. Les actrices sont très bien, elles dégagent à merveille cette relation toxique de leur personnage. Un des points forts dans ce film (en plus de l'histoire, donc), c'est la manière de filmer. Les plans sont beaux et expriment eux aussi la tension et la beauté de la relation entre les deux personnages.

Respire raconte et suit la rencontre entre Charlie et Sarah. Deux adolescentes qui deviennent très vite amies. Une amitié toxique, dont très vite Charlie deviendra la victime. Dans les grandes lignes, le film traite donc une relation toxique, avec une personne manipulatrice. Parce que oui, quelqu'un de manipulateur pervers ne l'est pas uniquement dans un couple. Ça peut être un membre de la famille, un ami ou effectivement, dans une relation amoureuse...

Le film respecte bien les différentes étapes de la manipulation. La séduction, l'emprise, la destruction. Bien que le film respecte très bien les étapes, j'ai trouvé certains passages bruts et un peu éloignés de l'impact réel sur les gens. Il est difficile de réussir à faire sortir les émotions qui se dégagent de ses relations quand on le vit, alors à l'écran, le problème reste le même. La perversion narcissique ne s'explique pas, elle se vit...


Dans la "période de séduction", les images sont belles, légères... Très peu d'ambiance musical, ce qui te plonge encore plus dans les ambiances et émotions des personnages. On regarde Charlie et Sarah devenir amies, des amies fusionnelles. Charlie a besoin de Sarah pour vivre pleinement, elle ne se sent bien qu'avec elle, elle est déjà sous l'emprise de Sarah, tout simplement... Sarah éloigne les ami(e)s de Charlie, petit à petit, il n'y a plus qu'elle. 

Et, quand l'emprise est solide, la destruction commence, doucement. Dans le film, on ressent cette phase comme quelque chose de brutal, car pour la personne qui en est victime, c'est ainsi : dur, violent, brutal. Avec, de temps en temps, des moments qui te font du bien, où tu penses que tout ira mieux. Une impression de soleil après la pluie... Qui n'a comme unique but de renforcer l'emprise, malgré la douleur de la relation. C'est comme ça qu'un manipulateur pervers vous garde sous son emprise et le film le montre très, trop, bien. 



Ayant déjà souffert de ce genre de relation, j'ai regardé le film d'un œil très impliqué. Je n'ai pas réussi à trouver des excuses ou de l'empathie pour Sarah. Elle représentait ma Sarah à moi, celle que je combats depuis des années. J'avais envie de protéger Charlie et j'ai compris son dernier geste. Car depuis des années, je me suis vue le faire, aussi, oui. 

Un des seuls points que j'ai trouvé "moyen" c'est dans la phase de "destruction", un mélange de ce que j'ai vécu, ressentie et un ajout de harcèlement scolaire, qui effectivement tiens la route selon le film mais pas selon mon histoire, alors ça m'a perturbé, sur le coup. Mais, comme je l'ai dit plus haut, je n'ai pas regardé le film sans y projeter mon histoire... Ceci explique cela. 


Pour conclure, je trouve que le film arrive à bien retranscrire une relation toxique. Même si certains moments sont parfois mis de coté, alors qu'ils ont une importance, dans l'ensemble, c'est une réussite. Pour en avoir parlé avec beaucoup de gens qui ont eu ce genre de relation, nous sommes tous d'accord sur un point : c'est réussi. Même si, on termine le film avec le moral un peu dans les chaussettes, en repensant à nos propres histoires. Et pour lire les avis un peu partout, je crois que c'est le cas de quasiment toutes les personnes qui l'ont vu. Quand le film se termine, un flot d'émotion nous tombe dessus. 

Donner une description du film est presque impossible, tant tout se passe par les émotions, le ressenti. De l'amour, de l'amitié, de la passion dans son positif comme son négatif. De ses premières relations, adolescentes si importantes pour nous et pour notre construction... Du regard des autres, de la perversion des gens toxique et la fragilité des "victimes" qui à bout de souffle perdent tout contrôle. 


Le film est disponible sur Netflix, je vous conseille vivement de le voir, car il est réellement puissant. 

L'avez-vous vu ? 
Qu'en avez-vous pensé ?

Jour de neige...

Chaque hiver, je surveille le bulletin météo. Chaque hiver, je crie de joie quand météo France m'annonce quelques flocons et très souvent, je suis déçue car... Le néant. Je ne sais pas pourquoi, mais Poitiers est une des villes que la neige boycotte, clairement. 


Cette année encore, j'ai attendu... Décembre, rien. Janvier, rien. C'était d'ailleurs un hiver très doux, à base de pluie et vent, bien merdique, ouais, bien loin de la neige, comme d'habitude. Et puis voilà, que début février, on passe en alerte orange. Je ressors les gants, écharpes, bottes prés du radiateur et je surveille dehors. Dans la nuit, je me suis réveillé pas moins de 3 fois pour sauter à la fenêtre... Rien.
Et, au petit matin, quelques flocons. Je suis sortie prendre mon café sous la neige, comme une enfant. Avec la chance que j'ai, ça sera très certainement les seuls flocons de cette "alerte orange"...


Plus les heures passent, plus la neige tombe et doucement, le sol devient blanc. Je sors plusieurs fois, juste pour profiter de la neige, même en si faible quantité. La neige, c'est ma dose de beauté et bonheur en hiver. Autant qu'une journée à Disneyland, oui. 



La neige me ramène à des souvenirs d'enfance, des journées à faire des bagarres de boules de neige avec mon beau-père (même adulte, d'ailleurs....) à se jeter dedans... 
À la montagne, le ski, la classe de neige... 
La neige est toujours reliée à des beaux souvenirs. Alors oui, aujourd'hui c'est un peu différent, mais finalement, pas tellement. J'ai passé mes deux derniers jours sous la neige, comme une gamine. À savourer la beauté du paysage, le bruit si particulier de la neige sous nos pieds... Oookkkkk, j'ai même fait un petit bonhomme de neige, toute seule, ça va ! "Bonjour, quand il neige j'ai 4 ans !" Son petit nom, c'est Ted. 



Bref, cet article n'a pas un intérêt de folie et il n'est pas super personnel ou quoi, mais j'avais juste envie de partager ici un peu de ma joie qui découle de la neige. Je vous laisse et j'espère que tous ceux qui aiment la neige autant que moi en ont profité ! Après tout, nos quotidiens sont bien assez merdiques pour ne pas profiter des pleinement des choses que l'on aime !


(Oui j'ai même fait un selfie pour l'occasion !) 
Suis-je la seule a devenir folle quand il neige ? 
Prenez soin de vous et des animaux

 

Un mois, une vidéo : Janvier.

Alors que février débute, que j'ai déjà repris mon appareil pour filmer quelques séquences de mon quotidien, je vous présente donc un gros résumé de janvier. C'est difficile, mine de rien, ce type de vidéo. Penser à prendre mon appareil. Filmer beaucoup de choses, pour en finale n'en mettre que très peu. 
Et surtout, trouver du contenu dans le quotidien banal de Mlle-tout le monde...


Janvier est donc fini et malgré le froid, j'attends toujours la neige. Pas même un flocon qui te laisse croire à un manteau blanc au réveil, rien du tout, le néant. Super. Au lieu de ça, nous avons eu, beaucoup de pluie. C'était donc plus une ambiance à rester chez soi le weekend, avec les chats, un plaid et Netflix. Autant vous dire, que filmer des petits trucs cool, depuis mon canapé, c'est difficile... Mais, j'ai filmé quelques plans des deux manifs de Libération Animale 86, si vous voulez voir les vidéos c'est ici pour la manifestation contre la fourrure et ici pour la manifestation contre les cirques avec animaux

Un rapide aperçu des lieux tagués de Poitiers, quelques bouts de nature car j'ai décidé de prendre plus de temps pour moi, seule dans la nature. Ça peut paraître con, dit comme ça, mais ça fait énormément de bien, de sortir, au bord d'une rivière ou en forêt...

Et puis mon anniversaire. Signe de grosse dépression le temps d'un jour. Je me fiche de vieillir, c'est plutôt que mon anniversaire me met le cafard comme Noël. Il me rappelle à quel point ma famille est éclatée et à quel point, je ne fêterais plus mes anniversaires avec ceux que j'aime... Le Géant me connaît si bien, qu'il a organisé une petite surprise avec mes amis(e)s proche. Et après une journée a déprimé j'ai presque failli pleurer. Trop d'amour, merci 





Alors, voila, un léger aperçu de janvier. Je ne sais pas si je ferais un article a chaque vidéo du mois, car c'est un peu répétitif... Et surtout, j'espère réussir à trouver le temps, tout au long de l'année pour ce genre de vidéo, rien n'est moins sur !
On se retrouve très vite ♥
Prenez soin de vous et des animaux.

Parce que je suis une femme...

Parce que je suis une femme, j'ai des tonnes de craintes, de doutes, de remises en question. Parce que je suis une femme, aujourd'hui, je m'autorise ces quelques lignes...


Parce que je suis une femme, je suis pleine de complexes à cause de cette société qui nous dit quel corps avoir, depuis que je suis jeune. Société qui inculque la même chose à nos mères, femmes aussi et qui, pour certaines, ne se gênent pas pour avoir des paroles dures. Parce que je suis une femme, j'ai volontairement caché mon corps sous une tonne d'épaisseur, de vêtements larges car je ne suis pas et ne serais jamais comme les femmes qu'on nous montre comme "standard de beauté". Aujourd'hui, parce que je suis une femme, j'essaie de me sortir ces idées de la tête et de vivre comme je l'entends, avec mon corps tel qu'il est. Et, soyons honnête, parce que mon homme m'aide énormément. 


Parce que je suis une femme, on a souvent remis ma parole, mes choix et mes convictions en cause. Parce que je suis une femme, on en a même ri. Alors, j'ai volontairement mis de côté ma féminité. Parce que je suis une femme, que j'ai un cerveau et les capacités nécessaires à penser, choisir, je ne veux pas que l'on s'arrête à mon physique. J'ai des choses à dire, à apporter, mais parce que je suis une femme, pour certaines personnes, c'est du vent. Comme si nos sexes étaient des motifs de considération. Ça a fonctionné un certain temps. Mais, parce que je suis une femme on a fini par juger mon manque de féminité, mon manque de "coquetterie". Comme si être une femme c'était avoir des cheveux longs, des robes et des talons. Parce que je suis une femme, je porte ce que je souhaite. Comme je le souhaite, quand je le souhaite. Vous n'avez aucun droit sur ma manière d'être physiquement, justement parce que je suis une femme.


Parce que je suis une femme, je me suis sentie trop souvent en insécurité. Partout. Dans un bar, dans une soirée, dans la rue, les transports en commun, peu importe l'endroit. Parce que être une femme est un signe de faiblesse pour certains hommes. Ils pensent pouvoir obtenir de nous ce qu'ils souhaitent. Pour eux, notre avis n'a pas d'importance, parce que nous sommes des femmes. Mais parce qu'il existe des hommes bien, j'ai souvent échappé au pire. Venu de nulle part, des inconnus ou non, qui se révoltent de voir certaines choses, comportements envers nous, femmes. À eux merci. 
Parce que je suis une femme, qui réclame l'égalité des sexes, je suis capable de ne pas faire de généralités. Je sais qu'il existe des hommes normaux, qui ne font pas de différence entre les sexes. 
Je partage ma vie depuis 6 ans avec l'un d'eux.


Parce que je suis une femme, les gens jugent ma vie personnelle. Je ne veux ni mariage, ni enfant. Et pour beaucoup, parce que je suis une femme, parce que je suis capable physiquement de procréer, je devrais le vouloir. Mais, parce que je suis une femme, parce que mon corps est le mien, j'ai le droit de choisir, tout simplement. Il y a un monde entre le fait de pouvoir et de le vouloir.


Mais, parce que nous sommes des femmes, nous continuons de vivre et de s'amuser dans une société qui nous écrase, la plupart du temps. Parce que nous sommes des femmes, différentes, parce que nous ne sommes pas qu'un physique nous avons le droit aujourd'hui, de dire merde. Juste, merde