Les limites du véganisme.

On parle souvent des limites du végétarisme. (Le lait, les œufs, le miel, ça tue !) Je suis d'accord avec le sujet. Mais, on ne parle que très peu des limites du véganisme. Ou du moins, de ce que les gens en ont fait aujourd'hui. Aujourd'hui, le véganisme c'est mettre des belles photos de plats colorés sur les réseaux sociaux, partager des recettes à tout va, mettre en avant les produits VEGANS, blabla... 
À croire qu'aujourd'hui, les gens confondent le végétalisme et le véganisme
Pourtant, être végane, c'est un tout. Ça ne se limite pas à notre assiette. Le véganisme c'est un combat politique, humanitaire. Le véganisme c'est refuser toutes formes d'exploitation sur les animaux et malheureusement, je ne vois que trop peu de gens mettre les animaux en avant, justement. 
Alors oui, c'est bien de parler nourriture, parce qu'il faut que les gens se rendent comptent que l'on mange tout aussi bien avec une alimentation végétale, qu'avec une alimentation carnée. L'information, la sensibilisation est importante. Mais insuffisante. Les animaux continuent de souffrir dans les élevages, les océans et les abattoirs. Publier des recettes VEGAN, ne les sortent pas de leur enfer, personne ne les voit, personne ne prends conscience de l'urgence. PERSONNE. A croire finalement, que beaucoup de véganes préfèrent eux aussi avoir des œillères. 

En devenant végétarienne j'ai pris conscience que ce n'était pas assez. Je suis alors devenue végane. Et très vite, j'ai pris conscience que malheureusement, même en étant végane, je ne faisais pas assez pour les animaux. Alors, j'ai tenté, du mieux que j'ai pu, de trouver des gens, des associations pour militer. Je suis descendue dans la rue, j'ai porté à bout de bras des panneaux, j'ai crié à en perdre la voix et surtout, je me suis demandé où étaient les véganes, justement... Nous ne sommes que trop peu et très vite, tu revois les mêmes personnes, tout le temps. 
Il y a tellement à faire, que nous ne pouvons pas être partout, j'en suis consciente, mais combien de végane se bougent en dehors des statuts Facebook révoltés ? Moi aussi gueuler derrière mon ordi je le fais, mais je joins des actes aux mots. 

Aujourd'hui, j'en suis arrivé à un stade, où, une fois dans la rue avec des panneaux, je me sens inutile. Je "préfère" faire d'autres types d'actions, que je trouve finalement, beaucoup plus parlantes. Même si, malheureusement nous ne sauvons pas les animaux que nous voyons proches de la mort, rentrer où personne ne le fait, montrer aux gens que les animaux ici, existent. Qu'ils ne sont pas que des numéros, c'est primordial. "Votre steak a un visage", prends tout son sens. Si je pouvais les sortir de ces endroits pour les mettres en sécurité, je le ferais, sans hésitation. Peu importe les risques qui suivent. Je le ferai, parce qu'ils méritent bien qu'on prennent des risques. 
Je ne milite pas pour avoir une nouvelle photo de profil, ni pour m'en vanter après. Je milite pour les animaux non humains. Pour mettre mon énergie dans cette libération animale. Je le fais pour eux, pas pour moi. Parce que, effectivement, si je devais faire les choses pour moi, je ne ferais pas toutes les actions que j'ai pu faire. Je ferais comme toutes les personnes véganes sur les réseaux sociaux, j'humaniserai le combat et me conforterai dans ma zone de confort, loin des risques judiciaires, des situations qui me crèvent le cœur et des animaux en souffrance. Le déni, oui. Quand j'entends des gens dire que depuis qu'ils sont véganes, leur vie est merveilleuse, je me demande vraiment, pourquoi moi, je pleure si souvent.. Pourquoi je ne rigole plus de tout et de rien ? Pourquoi ils reviennent tous dans mes cauchemars la nuit ? J'ai du louper une étape assez euphorique, non ?



Les limites du véganisme, c'est les véganes, justement. 

Celles & ceux qui préfèrent critiquer les véganes "extrémistes" pour leurs actions, tout en restant le cul sur un fauteuil. Comme si, l'inactivité et la légalité allaient sauver des animaux dont la mort et la souffrance sont légalisées par notre belle société. Que vous ne soyez pas d'accord avec telle ou telle action est possible, mais ayez le respect de fermer vos bouches, au moins, certaines personnes tentent des choses pour la libération animale. Parce que non, ce n'est pas depuis votre ordinateur ou votre "vegan place" que nous fermerons les élevages et abattoirs. 
Ce n'est pas non plus en partageant des vidéos mignonnes, ni avec des pétitions, ni avec des rassemblements pacifistes, ni avec des stands de dégustation. La protection animale fonctionne comme cela depuis des années. Et depuis des années, des animaux perdent la vie. 

Je suis en colère, oui. Et je ne vais certainement pas m'excuser si mes propos dérangent. S'ils dérangent, ce n'est QUE parce que c'est la vérité. Je suis en colère de devoir affronter les mêmes horreurs, trop souvent, pendant qu'on me dit "Ah non, mais Gladys, les vidéos en abattoirs, c'est vraiment de trop !" Et ce qui se passe ? Ce n'est pas de trop, peut-être ? Je suis en colère de voir que la plupart des véganes disent sans cesse que, les refuges, les sanctuaires sont des lieux primordiaux dans la cause animale mais qu'ils ne sont pas foutus de donner 1€ pour sauver un sanctuaire comptant 140 animaux. Je suis en colère, fatiguée, désespérée, de voir que même là, votre confort personnel, votre ego, l'emporte sur la vie des animaux non humains. #VeganeIntense 

Alors oui, il serait grand temps de poser son pot de Nocciolata, ses VEGO et de venir sur le terrain. De défoncer les abattoirs, les élevages, cirques, filets de pêche, chasseurs et tout autre activité CONTRE les animaux non humains. Parce qu'il n'y a que comme ça, que nous pourrons un jour prétendre avoir permis la libération animale. Et je me fiche de froisser des gens. Croyez-vous, une fois de plus que cela changera quelque chose pour les animaux ? Mettez donc votre haine, votre frustration dans le combat. Ou alors, arrêtez de vous donner bonne conscience avec votre véganisme. 

L'humain n'est pas au centre du véganisme, les animaux oui ! 

PS: Photos des habitants du sanctuaire LUNA

EDIT: Vu que, certaines personnes pensent comprendre dans mon texte des choses que je n'ai jamais dites, je me permets de rajouter que NON, je ne suis pas en train de cracher sur les gens qui ne sont pas sur le terrain. Je gueule sur les véganes qui préfèrent parler recettes et trucs tendances, éthiques sans cesse, sans jamais remettre en cause la souffrance animale. Je suis juste saoulé de ceux et celles qui ne comprennent pas que troubler la société spéciste aura toujours plus d'impact qu'un article de blog, qu'une vidéo ou autres. Et là encore, je ne critique pas ceux qui le font... Je veux dire, j'écris sur un blog là, non ? Mais, n'en déplaise, ce n'est pas comme ça que nous fermerons les abattoirs, par exemple... La plupart du temps, sur internet on prêche des convaincus. (La preuve, peu de mon lectorat a lu cet article, parce que ça ne les intéresse juste pas et qu'ils ont le choix de lire ou ne pas lire !) Sur le terrain on remet en question les autres, ils n'ont pas le choix. Je gueule parce que trop de gens ne parlent jamais des animaux, de leurs souffrances. Alors arrêtez avec vos analyses bidon de mon texte, merci.

Farandole de carton.

Nous y voilà. Nous y sommes. Notre appartement actuel est une petite prison pour nous depuis une bonne année. Trop de problèmes. Fuites d'eau, inondations, électricité pas aux normes, appartement avec tous pleins de vices cachés... Plus le temps passe, plus on y découvre des horreurs. Avec, bien évidemment un propriétaire heureux de recevoir son loyer, mais pas plus. 
Ça fait longtemps que je parle ici et sur mes réseaux sociaux de toutes nos galères dans l'appartement. De l'énergie que ça nous prend de toujours devoir vivre dans un truc limite insalubre. Aujourd'hui, c'est bientôt fini. C'est si long et proche à la fois...
Pourtant, je l'ai aimé ce logement. Je le trouvais beau, chaleureux... J'aimais les boiseries, la mezzanine... Je me suis toujours sentie très bien dans "la pièce de vie". Même quand nous avons découvert, les jours de pluie que nous avions deux fuites d'eau, je l'aimais toujours. Un peu moins beau avec des sceaux, certes. Mais très vite j'ai détesté le reste. J'ai détesté la cuisine sous mezzanine, qui rendait la pièce sombre. Du matin au soir, si tu voulais voir quelque chose, il fallait allumer la lumière. J'ai détesté notre chambre, toujours trop humide. La moquette vieillie. Et le fait de devoir la traverser pour accéder à la salle d'eau... Et la salle de bain, justement. L'horreur de ma vie. 
Très vite après notre installation, des taches de moisi sont apparu sur le plafond. Sur les parois de la douche. L'odeur du moisi, qui va avec. On a lutté très fort contre l'humidité, sans JAMAIS comprendre d'où elle venait. Et puis, il y a quelques mois, une fuite d'eau chez la voisine, qui venait de chez nous. Enfin, plutôt du mur de chez nous. En soulevant le pauvre lino, on découvre un sol en bois noir de moisi, d'eau et... Oh, un trou ! J'avais même peur d'aller au WC et de me retrouver chez la voisine, cul nu. C'est sympa, c'est convivial, on adore. 



Alors, j'ai beau t'avoir aimé petit appartement, c'est sans regret que nous fermerons la porte définitivement. On enfermera en même temps toutes les mauvaises ondes que tu dégages, les trucs chelou, les nuits de galère avec nos seaux. Et tout ce qui fait, qu'aujourd'hui je te déteste plus que je t'ai aimé. Sans rancunes. 

En attendant la délivrance, nous vivons dans les cartons. Au début c'est cool, faire des cartons c'est le signe que tu vas partir. Et puis très vite, tu ne sais plus OU mettre les cartons pour continuer de vivre plus ou moins normalement (surtout avec Meizu, je ne veux pas le chambouler, alors je fais au mieux) et puis plus tu en fais, plus il y a du bordel, plus tu ne sais plus quoi mettre dans les cartons... Bref, ça devient vite le gros bordel. J'ai dû virer je ne sais combien de trucs de mon bureau pour pouvoir écrire. Et c'est comme ça a chaque fois que je veux accéder à un endroit / objet, dont on ne se sert pas TOUS les jours. Notre table est inexistante, quelque part sous les papiers, cartons, scotchs... Notre cuisine ne ressemble plus qu'a un champ de bataille, j'ai perdu la moitié de mes fringues dans des cartons... Bref, je suis saoulé, ouais. C'est aussi et surtout le moment ou jamais pour faire du tri. De se séparer enfin de tel ou tel objet, qui ne nous sert plus depuis des années, mais qu'on garde, toujours dans un carton. (La sentimentale que je suis n'a toujours pas réussi a ses débarrasser d'un tee-shirt que ma sœur avait oublié chez moi. Taille 8 ans. Aujourd'hui, elle y passe même plus le cou...)


C'est aussi le moment de retomber sur des souvenirs. Un brin de nostalgie et hop, en carton, on verra plus tard. C'est le moment ou l'on ferme les derniers cartons, on entasse dans un coin de la pièce et surtout on trépigne d'impatience de découvrir la nouvelle vie qui nous attend dans ce nouveau cocon. On referme avec plaisir les années d'avant, on a juste hâte de recommencer, ailleurs

En attendant, je retourne à mes cartons. Les petits derniers. Les bordéliques. Ceux qu'on fait en rapide, car on manque de temps, vous savez ? J’espère pouvoir très vite vous rejoindre, sortir du carton mon ordinateur et partager ici avec vous, tout les "petits" travaux et décoration de notre nouveau chez nous !  En attendant, on se retrouve sur les réseaux sociaux ?


________ Des bisous, KEURKEUR !

Animaux domestique et véganisme, compatible ?

Hey, bien le bonjour l'internet ! Aujourd'hui je reviens vaguement à l'écrit et rapidement en vidéo... (Comme quoi, rien n'est impossible !) Dans mon dernier article, je vous parle brièvement de l'adoption d'un nouveau chat. J'ai eu des retours assez négatif sur le véganisme ET les animaux domestiques... Alors j'ai eu envie, une fois de plus de vous donner mon avis !





Par peur qu'on lise mon article sur un ton moralisateur ou quoi, je me suis dit qu'une vidéo serait peut-être plus adaptée. Mais, je ne peux pas m’empêcher d'écrire quelques en lignes en plus... D'autant plus que je suis aussi spontanée à l'écrit qu'en vidéo, donc je ne prépare rien et au montage je me dis que ce n'est pas assez poussé... Bref, je suis un boulet, que voulez-vous !


Pour faire un résumé et revenir sur des choses que je n'ai pas forcément approfondies dans ma vidéo, je m'autorise ces quelques lignes supplémentaires : 

1/ Bien que nous appelions les animaux qui vivent avec nous "animaux de compagnie", il va sans dire que pour moi, ce sont des êtres vivants, sensibles égaux à nous, humain. Ils ont leurs caractères, humeurs, préférences, habitudes et nous n'allons jamais contre ça. Lorsque je dis "mes" ce n'est pas de l'appartenance, mais de l'amour. C'est peut-être de l'appartenance, finalement... Vu que je suis possessive avec les gens que j'aime...

2/ Lorsque je parle des animaux malheureux dans la rue, en survie, je ne parle pas de la triste réalité qui est : la fourrière et l'euthanasie. Un animal dans la rue n'y reste généralement pas longtemps (sauf les chats, un peu plus "doué" pour la fuite...) Malheureusement, la plupart du temps un chien, chat trouvé ira en fourrière, puis en SPA et si "trop vieux", "trop malade", finira euthanasier.
Les autres, attendrons des semaines, des mois, des années une famille dans des box franchement limite "par faute de moyen" quand on connait les chiffres des dons de la SPA, on rigole jaune. 

3/ Dans la partie "je considère l'animal comme une marchandise", je suis assez bien placé pour savoir que la vérité derrière un élevage, même "petit" n'est pas beau. Pareil pour les animaleries. D'ailleurs, les deux vont de pair, ne l'oubliez pas. Concernant les particuliers, même verdict : stérilisez vos animaux plutôt que d'en tirer profit en vendant les bébés, merci. Les gens qui "donnent contre bon soin" m'agace également, car le "bon soin" finalement, personne ne s'en assure et on retrouve très souvent ces animaux abandonnés...

4/ Concernant Meizu ! Puisque l'adoption de Meizu a suscité des remarques plus que désagréable de certaines personnes, sachez juste que votre avis, je m'en tamponne, mais royal. J'ai partagé son "adoption" sur mes réseaux sociaux, parce que j'avais envie de partager ce moment qui marque nos vies, notre quotidien. À aucun moment je n'ai fait ça pour me donner une bonne image. Si je voulais me donner une belle image de végane, croyez-moi, j'aurai bien plus croustillant, choc en réserve ! Je n'ai pas besoin de "prouver" mon véganisme en agissant ainsi, merci ! J'ai adopté Meizu parce que je suis tombée amoureuse de lui. Peut-être effectivement que voir des animaux en souffrance à jouer un rôle, peut-être pas. En attendant, il ronronne comme un ouf actuellement et même lui il rigole des conneries que j'ai pu recevoir dernièrement ! 

Je vous laisse avec quelques photos de lui, justement, kiffant sa nouvelle vie ;) 




Une journée dans un sanctuaire ♥

Hello le petit monde de l'internet ! Je vous retrouve aujourd'hui avec un article qui fait du bien au moral, du bien au cœur, du bien tout court ! J'ai eu la chance, d'avoir passé la journée dans le refuge de l'association LUNA, avec deux ami(e)s. Alors, j'ai eu envie de partager quelques photos des habitants du refuge, pour vous mettre un peu de baume au cœur. 
Kitchi & Wapy sont deux "petits" veaux sauvés d'un élevage. Avec toutes les horreurs que nous avions vues quelques jours avant, c'était un réel bonheur de voir ces deux-là, chefs du pré. Ils sont arrivés au refuge lorsqu'ils avaient deux mois. ils ne sont pas frères, mais plutôt copain de galère. Aujourd'hui, ils sont bien portants et libres. Libre de vivre sans un numéro dans les oreilles. Ils ne sont plus des esclaves, ils ne sont plus des numéros... 

Pas loin de 150 animaux vivent dans ce sanctuaire. Des moutons, des chèvres, des oies, des chiens, des chats... 150 animaux pour une seule femme. Et quelle femme ! Elle m'impressionne, elle m’inspire... Je suis admirative de la voir agir, seule au quotidien pour les animaux. Elle ne se met jamais en avant, pourtant elle fait partie de ces gens si importants dans la cause animale. Ceux qui reprennent des terres aux ennemis pour permettre aux victimes de notre espèce, de notre société, de vivre, vivre pleinement. Audrey offre des hectares de liberté, de considération, pour tous ces animaux que notre société refuse de voir autrement qu'au travers de leur assiette. Je me suis sentie si petite, si ridicule devant ce travail monstre... Et tellement bien, sereine, de pouvoir les caresser, leur parler en me disant "Non, eux ne seront pas envoyés à l'abattoir !" Ça change tout, ça donne de l'espoir. 

De l'espoir, il nous en faut pour combattre le spécisme et l’oppression. C'est un combat qui te rend fort et faible. C'est dur, mais rien comparé à ceux qu'eux vivent. Alors, avoir un peu de répit dans ce lieu où la bêtise humaine n'a pas sa place, c'est ce dont j'avais besoin. J'ai pu reprendre des forces. Me mettre de belles images en tête. Un endroit de paix, comme il en faudrait plus. 
Audrey gère, tout ça, seule. Et quand on s'occupe de 140 animaux, je vous laisse deviner qu'on ne s'occupe pas que d'eux, mais de leur environnement, leur confort... (Je pense, par exemple au foin, aux clôtures, cabanes...) Alors, je vous laisse ici, un lien pour apporter un petit, moyen, gros soutien. 

En plus des animaux "d'élevage", c'est-à-dire les malheureux, ce dont tout le monde se fout, Audrey s'occupe également des animaux "domestiques", ceux dont on dit souvent qu'ils ont une place privilégiés auprès des humains... Ou pas. C'est d'ailleurs quelque chose qui m'a complètement déprimé. Quand Audrey nous a montré les vidéos, photos, des sauvetages des chiens et chats de son refuge... Je me suis dit que je me battais de toutes mes forces pour qu'on considère tous les animaux et quand tu vois ce que certaines personnes font encore subir aux animaux qui partagent nos vies, nos maisons depuis des milliers d'années... La réalité fait mal. L'homme n'est toujours pas évolué. J'ai ravalé mes larmes, une fois de plus. Et puis, nous avons eu la chance de faire connaissance des chats et chiens (qui sont à l'adoption, mais pas sérieux s'abstenir... Ils ont déjà eu leur lot de malheur !)

Attention, ronron thérapie de folie ♥



Je vous avais prévenu, mignonnerie intense... Bon et... Je ne pouvais pas faire un article sur cette journée sans mentionner "Rubis". Pour ceux & celles qui me suivent sur les réseaux sociaux, vous avez suivi tous les jours, mon coup de foudre... Parce que au milieu de cette pièce pleine de chats aussi mignons, gentils, câlins, les uns que les autres, il y en avait un, qui n'était jamais bien loin de moi. Un petit noir, aveugle. D'ailleurs, on le remarque, il me grimpe dessus sur la photo plus haut.... Rubis, donc de son ancien prénom, faisait partie d'un sauvetage de 38 chats, enfermé dans un appartement, dans le noir, sans eau propre, sans ou avec peu de nourriture... Sans amour, sans soin. C'est à  cause de cette négligence de la personne qui les avait qu'il est aveugle. Dans la chatterie, il avait du mal à avoir sa place, avec tous les chats, leurs caractères... C'était difficile pour lui et je ne l'explique toujours pas, mais je suis tombée amoureuse de lui. Et je me suis rendue malade toute la semaine d’après de repartir sans lui... J'ai pleuré, encore et encore...

Avoir un troisième chat n'était pas du tout prévu. Et je remercierai sans doute jamais assez le Géant, parce que je ne pouvais pas, ne pas prendre ce petit amour. J'avais envie, besoin, de lui offrir une belle vie, tout comme nous l'avons fait pour Wiko & Tali. D'autant plus que les chats noirs sont ceux que les gens adoptent le moins... Alors, un chat noir, aveugle... Personne n'aurait voulu de lui, ou trop peu de monde. Pour finir sur une note positive : Aujourd'hui, il s'appelle "Meizu", il ronronne pour 10, s'amuse avec Wiko et tente des approches envers Tali la peureuse. C'est le début d'une nouvelle et j'espère belle vie pour lui, pour nous ♥

L'article touche à sa fin. Avec le cœur léger et l'envie folle d'y retourner prochainement. Depuis ma visite au sanctuaire LUNA, j'ai envie de faire de mon possible pour aider Audrey et les personnes qui vivent pour les animaux. J'ai l'impression de ne plus assez faire, il faut que j'aille mettre les mains dans le caca, il faut que j'aide toutes ces personnes à construire des paradis provisoires pour les victimes. Parce que nous nous battons pour la libération, mais que combattre un système met du temps, il faut apporter notre soutien à tous ces lieux de seconde chance.
Un dernier merci aux activistes "de l'ombre" qui font bien plus que n'importe qui pour la cause animale. Merci d'offrir aux animaux ce pour quoi nous nous battons : une vie. Vous êtes des héros du quotidien. 
Ne laissez jamais personne dire le contraire. À nous de vous aider, du mieux possible... 



Merci, Merci, Merci, Merci, Merci. 
Ça n'est pas suffisant pour vous exprimer ma gratitude. 

L'activisme et moi.

Vous êtes de plus en plus nombreux à me poser des questions sur mes actions militantes. À me griller sur telle ou telle action. Je n'en parle pas sur le blog, c'est vrai. C'est un choix. J'essaie toujours de séparer mes activités les unes des autres. Même si aujourd'hui, le blog me sert également de support pour parler du véganisme et de la cause animale, je n'avais jamais abordé cette autre facette de mon quotidien : l'activisme.
Mon histoire est semblable à celles de plusieurs militants je pense. En devenant végétarienne, j'ai très vite basculé vers le véganisme, parce que ne plus consommer de viande et de poissons n'était pas suffisant.Je ne suis pas vraiment passée par le végétalisme. Je me disais végétarienne alors que je ne consommais déjà plus de produits laitiers. Et puis, en devenant végane, j'ai eu le même sentiment. Je ne faisais pas assez pour les animaux. C'est comme ça, que très vite j'ai voulu participer à des manifestations. Sur la route de l'activisme j'ai rencontré des gens qui m'ont beaucoup appris, apporté. Des gens avec qui je peux agir sans qu'ils me pensent "extrémiste", "dans le trop". Des personnes engagées, motivées. Des belles personnes. En prenant du recul, c'est vrai que tout s'est passé très vite finalement. Mais certaines actions ont changé tellement de choses pour moi. Après avoir vu la mort, la souffrance, devant mes yeux, je ne pourrai jamais faire marche arrière. L'activisme est devenu une nécessité. Il faut agir pour les animaux. Eux ne le peuvent pas. Ils essaient, ils luttent du mieux qu'ils peuvent, malheureusement, on ne leur laisse pas d'option. Alors, à nous de lutter pour eux.
De toutes les manières possibles.
Il n'y a que lorsque je suis en manifestation, en action que j'ai l'impression de réellement faire quelque chose pour les animaux. Depuis, chez moi, avec mon steak de soja, je m'ennuie. Alors, je fais des heures et des heures de route. Je passe énormément de temps à organiser des manifestations. Mais j'en ai besoin. Quand je reste 1 mois sans rien faire, c'est l'angoisse. Petit à petit, tu rencontres davantage de personne. On te propose davantage d'actions. Et puis, très vite tu n'as plus le temps...

Avant j'étais la fille qui était tout le temps dispo. Mes proches pouvaient me prévenir au dernier moment pour se faire un truc. Aujourd'hui, je refuse, je décline et souvent, je ne peux même pas leur dire pourquoi. Le "Je peux pas, j'ai un truc de prévu" est devenu habituel. 
L'activisme a pris une grosse place dans ma vie, alors pourquoi je n'en parle jamais ouvertement ? Parce que je ne saurais quoi vous dire, tout simplement. Je participe à des manifestations, actions pour des associations et je ne me vois pas en parler. Ce n'est pas mon rôle, je ne voudrais pas parler en leur nom et prendre le risque de dire des conneries. La cause animale est très souvent tournée au ridicule, alors je préfère m'abstenir. Il y a des actions que je ne revendique pas clairement, car ce n'est pas sur nous que "la lumière" doit être faite, mais sur les victimes : les animaux.
Pourtant après certaines actions, j'ai déjà écrit. Parce que j'avais besoin de mettre des mots sur l'horreur, la violence et mon impuissance. Ce texte existe, quelque part dans mes "brouillons" et je pense qu'il ne verra jamais le jour. Mais au moins, j'ai écrit et sur le coup, la thérapie a fonctionné.
Avec l'activisme, j'ai pu trouver du réconfort. Je ne suis pas seule à me battre. Et dans les pires moments, quand tu te retrouves devant des humains sans empathie, quand ton corps entier ressent la souffrance et la peur des animaux, tu croiseras le regard d'un autre militant, qui te donnera un sourire réconfortant. Tu serres la main de la personne à tes côtés comme pour lui dire "Ça va aller" Tu ne connais pas ces personnes et ils ne te connaissent pas, mais ils sont là. Et ce que nous vivons, ensemble, nous rapprochent. Certains rapprochements sont éphémères, d'autres non. #TARSIERS
Vous êtes nombreux à me demander comment mes proches vivent tout ça... Certains trouvent ça bien. D'autres pensent que c'est un passe-temps ... La bonne blague. Souvent on me reproche certaines actions et le danger que ça représente. Il y a un peu de tout. Mais, sans vouloir paraître insensible, je m'en fiche. Je ne demande à personne de comprendre mes choix. Je ne demande l'approbation de personne. Le seul qui a le droit de s'en faire c'est mon copain. Je sais qu'il n'approuve pas tout. Qu'il n'approuve pas les retombées qui vont avec. Je le comprends, mais je ne peux pas faire autrement. Je serais trop malheureuse, trop frustrée de regarder les autres agir depuis mon canapé. J'ai déjà le sentiment de ne rien faire dans la rue, avec un panneau... 

Nous ne sommes pas une minorité, mais nous ne sommes pas encore assez nombreux. Pour combattre cette société profondément spéciste, il faudrait que tous les véganes sortent de leurs petits conforts. Les animaux ont besoin que l'on soit fort, nombreux pour un jour pouvoir vivre. Pas vivre mieux en élevage. Mourir "sans souffrance" avec des "bonnes" conditions d'abattage.
Juste vivre. Sans être une ressource alimentaire, un divertissement...


L'activisme est une résistance, contre l'exploitation animale !