Pardonner son père.

20:57 Glad Wood 28 Comments


Petite je ne voyais pas souvent mon père. J'ai très peu de photos, souvenirs, car mes parents ont divorcé quand j'avais 1 ou 2 ans. Je sais juste que pendant longtemps ma mère n'a pas voulu qu'il me voit. J'avais lu des lettres  il lui disait à quel point il voulait me voir, à quel point il m'aimait. Mais j'étais jeune et je ne m'en souviens pas. Paraît-il qu’il m’a oublié à la sortie de la maternelle, alors qu’il ne m’avait pas vu depuis des mois. Paraît-il qu’il a souvent annulé les weekends où, pour une fois, ma mère disait «Oui, tu peux la voir.» Mais je ne me souviens de lui qu'à partir de mes 6-7 ans. Quand j'ai commencé à vivre avec ma mère. Là je me souviens que mon père était présent dans ma vie. Un weekend sur deux, c'est peu... Mais il arrivait à m'accorder plus de temps & d'attention en deux jours que ma mère en une semaine. C'est comme ça qu'en grandissant, mon père est devenu mon héros. Quoi qu'il fasse, quoi qu'il dise, j'aurais pris son parti. Parce que je n'avais de l'amour que par lui.

C’était des petites choses simples, on promenait notre chien en courant comme des fous, on mangeait des petits berlingots devant Pocahontas, il me regardait jouer pendant des heures. Il me racontait sa semaine quand j’arrivais le vendredi soir. Je lui racontais la mienne. Quand j’avais besoin de câlins, de réconfort il n’a jamais soupiré. Et pourtant, j’étais en demande d’attention tout le temps. Et son regard. Le regard qui en disait long. Il l’avait toujours en me regardant et je savais que c’était de l’amour, juste de l’amour, rien que de l'amour. 


Et puis j’ai grandi. Et j’ai pris conscience de ce qu’il se passait dans la vie de mon héros. Mais j’ai pris sur moi. Je savais que ça finirait mal pour lui, pour moi, pour nous. Mais je ne voulais pas perdre ce lien si fort que j’avais avec mon père. J’ai fait comme si les démons n’étaient pas importants. Malheureusement, il était seul et malheureux lui aussi quand je n’étais pas là. Et il a pris ce prétexte, comme beaucoup d'hommes, pour s’excuser d’avoir souvent « trop bu ». Mais avec le temps c’était beaucoup trop régulier. Beaucoup trop dans l’excès. Et puis un jour c’était le verre de trop, la déception de trop.  Je suis partie. Et il n’a rien dit. Il m’a laissé faire. Et pendant des années, je n’avais plus de père, plus de héros. Parfois j’avais un appel de lui. Dans un état pire que second. Il m’insultait et le mois suivant c'était  «Tu me manques». C’était ça, pendant des mois avant le silence complet.

J’ai pleuré son absence pendant des années. Son silence. J’en venais même à regretter qu’il ne m'appelle pas pour être méchant. Parce que finalement l’ignorance c’était encore plus dur. Alors j’ai écrit. Une lettre horrible. Un mélange de haine, d’amour, de tristesse. Je savais qu’il allait avoir mal en la lisant. J’étais heureuse. J’avais ce besoin de lui faire aussi mal qu’il l’avait fait. C’est un trait de caractère qu’on a en commun. C'est pas le plus génial, oui. Mais j’ai aussi ses yeux bleus, ça rattrape ce côté méchant que j’ai de lui, non ? J’ai finalement réussi à devenir une ado. J’avais un côté un peu dépressif & méchant mais c’était "gérable". J’avais le droit à des séances de psy toutes les semaines mais j’y parlais de ma mère le plus souvent. Parce que dans le fond, mon père m’a fait du mal mais ma mère elle m’a pourri la vie, alors dur de savoir lequel des deux avait la palme du parent indigne. Quoique si, ma mère, sans doute. Je l’ai dit plus haut : je défendrais toujours mon père.


Et puis, il y a moins de deux ans, j'ai reçu un message Facebook, de lui. (J’ai passé des heures à le chercher sans jamais y arriver, c’est un comble…) en quelques lignes il m’invitait à son remariage. Le choc. Pas un mot de plus, une banale invitation sans émotions. J’ai ignoré. Pendant des mois. Avant de dire «non», «peut-être» et de répondre deux semaines avant le mariage «Je viendrais, avec mon copain.» Je n’étais même pas certaine d’y être. Plus la date approchait plus je voulais annuler. Mr le Géant avait chamboulé tout son planning pour moi parce que j’étais incapable de faire face à ça toute seule. Même sur la route, je n’étais pas certaine de ne pas changer de direction au dernier moment. Et puis j’ai reconnu les routes, parce qu'il habite désormais dans une maison où nous passions nos vacances. J’ai eu un sentiment de nostalgie, d’impatience, qui m’a poussé à y aller. En me garant j’ai pris une profonde inspiration en regardant mon Géant et je suis descendue de ma voiture et je l’ai vu m’attendre, timidement, derrière toute la famille. 

Le weekend était étrange. Parce qu'il n'avait pas changé. Il avait l'air bien, serein. Physiquement c'était le même que j'avais quitté. Avec quelques petites rides, mais rien de bien choquant, à l'inverse de ce qui me faisait peur. J'ai compris de suite qu'il était heureux dans sa vie et qu'il avait mis de côté les bouteilles. C'était un soulagement, vraiment. Mais nous étions désormais si distants l'un de l'autre. Nous nous sommes fait la bise, comme si je l'avais vu la veille. Mais une bise mal à l'aise. J'ai détesté ça. Nous n'avons pas vraiment parlé, c'était son mariage, pas nos retrouvailles. Mais j'ai été surprise de voir des photos de moi un peu partout chez lui. Heureuse de voir que tous les gens présents savaient qu'il avait une fille. Heureuse d'entendre des "Ha bah tu peux pas la renier !" J'avais ce même sentiment de gosse. Cette fierté que j'avais quand on me disait que j'étais son portrait craché. Ça ne s'explique pas. J'étais de nouveau la gamine en demande de câlin, de réconfort mais lui était trop gêné. Et c'était dur à gérer. Car j'ai eu de nouveau ce sentiment de ne le vouloir que pour moi. J'avais toujours été très exclusive avec lui. Genre "pas touche à MON papa" et voilà, même après des années de souffrances et de haine, j'étais de nouveau face à cette gosse qui avait son père en Dieu tout puissant. (Pour reprendre une phrase de la mère, qui se voulait négative !)


Depuis le mariage, je n'ai pas revu mon père. Il n'est pourtant pas si loin. Mais je ne me sens pas encore prête pour y aller toute seule. Il va me falloir du temps pour retrouver confiance en lui et pouvoir de nouveau m'attacher à lui. J'ai fait tant d'efforts pour ne plus en être aussi proche, si folle que j'ai peur de baisser ma garde. Peur d'une rechute, peur du mal que je pourrais avoir parce que je le connais ce mal et il est destructeur chez moi. Un peu comme l'amour que je porte à mon Géant et à ma sœur. C'est si fort, si intense, que c'est aussi beau que dangereux. Mais aujourd'hui, bizarrement je ne lui en veux plus. Je ne pleure plus en parlant de lui. Et je sais, qu'avec le temps, je serais capable de repartir sur de bonnes bases avec lui. Je le veux, plus que tout au monde. Et je souhaite à tout le monde de réussir à aller de l'avant, ce n'est pas toujours une cause perdue et c'est tellement bon d'avoir ce poids, ce regret, en moins !

J’espère que vous, vos relations avec vos pères sont moins compliquées... ?
Et si oui, courage, tout n'est pas perdu, qui sait ce que vous réserve l'avenir !

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28 commentaires:

  1. Ton histoire m'a touché. Je suis contente que tu es fais ce pas de recontacte lors de ce mariage. Moi aussi avec mon père ça a été la catastrophe quand mes parents ont divorcés, j'ai étais une vraie rageuse envers lui et j'ai étais odieuse. Depuis, peut être, deux trois ans, pas plus, je me comporte mieux avec lui même si ça n'a pas étais toujours facile... Les relations père/fille sont souvent compliqués. Enfin. Je te souhaite plein de courage pour la suite ! Cela prendra le temps qu'il faudra mais ça viendra !

    Bisous.

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    1. Pourtant on dit souvent que les filles sont plus proches du papa. Dans mon cas c'est vrai mais ce n'est pas forcément une bonne chose, vu la situation !
      Nous avons eu des comportements odieux justes par déception. Amour & déception ça fait jamais bon ménage !
      A toi aussi, je te souhaite que du positif avec ton père ♥

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  2. Je me retrouve vachement dans ton article. Ca fait bizarre et ça "rassure" de voir qu'on est pas la seule à gérer ce genre de choses. Ca nous rend plus forte. Courage il en faut tout les jours. Milles bisous.

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    1. On a passé des heures toutes les deux. Sans jamais parler de nos paternels. Preuve qu'on fait bien semblant nous les "sans papas". Un peu triste aussi, on aurait pu en discuter, je n'avais personne à qui en parler à ce moment-là... Ou du moins personne qui aurait pu comprendre, plus ou moins !
      Bisous ♥

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  3. Ton article est magnifique. Merci de nous montrer ce morceaux de toi. Tu as fais les bons choix et j'espère pour toi que tu iras de l'avant ❤

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    1. Merci, merci, merci encore ♥
      Ce était très dur d'écrire l'article sans trop en dire. Par peur qu'il le lise, je pense... J'ai vraiment mis la version soft. Et j'avais peur de le mettre en ligne. Alors merci pour tes gentils mots, encore une fois !

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  4. Ton article m'a énormément touchée. C'est compliquée de gérer ce sentiment de haine et d'amour en même temps. Ce devait être une période très difficile pour toi, lorsque ton papa était au plus bas, tant pour toi que pour lui.
    J'espère que tu arriveras à retrouver une relation saine avec lui, vraiment.

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    1. Je pense que malheureusement j'étais trop jeune pour comprendre vraiment à quel point il était malheureux. J'ai vraiment fait dans le soft pour l'article, mais j'ai vu, vécu des choses que je ne souhaite à personne et c'était donc très dur pour moi. Et peut-être un peu égoïste je lui en ai beaucoup voulu... J'aimerai un jour avoir une discussion sur tout ca avec lui, mais je pense qu'il ne se souviens pas du quart de tout alors...

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  5. Ca me colle toujours des frissons de lire les relations fille-père des autres étant donné que moi j'ai renié le mien. Je ne sais pas ce que ça fait d'avoir une telle relation, je suis envieuse :)

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    1. Pour le coup, je te rassure, tu n'as pas à envier ma relation avec mon père. Parce que j'ai fait du soft de chez soft pour l'article. C'était beaucoup plus de peine que d'amour. Et aujourd'hui c'est sans haine mais ce n'est pas de l'amour non plus...

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  6. J'ai lu le début même si j'ai pas tous lu mais j'ai u un pincement au coeur toi et moi on n'a pas la même histoire mais j'ai un père qui étais alcoolique et qui est décédé il y avais arrêter mais il la replongé ma mère etais la pour lui même si il sont divorcer sa resteras toujours mon père elle a même reçu des menaces de sa famille je suis dégouté il y a pas longtemps il y a mes cousines de côté de mon père qui voulait reprendre contact avec moi sur facebook j'ai tous arrêter parce que enfaite je c'est pas se qu'il veulent et c'est pas au bout de 25 ans que tu dois reprendre contact mais en même temps c'est mon père et je l'aime et il fait partie de ma vie...

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    1. Je suis bien triste de lire ça. C'est aussi pour ça que j'ai eu envie de reprendre contact avec lui, de tenter une approche, par peur qu'il décède et que j'ai ce regret le reste de ma vie...
      Courage a toi, les histoires de famille sont souvent pénibles moralement !

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  7. J'ai une relation particuliere avec mon père, pas vraiment fille/père ni inconnus non plus. Je sais pas comment la qualifiée. Elle est moins cahotique que la tienne, mon père était là physiquement mais c'est tout. Jamais simple les relations avec les parents, mais le pardon est toujours essentiel histoire de me pas le regretter quand il sera trop tard...

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    1. C'est pas forcement mieux si il n'y a rien de plus que la présence physiquement.
      Mais bon, j'ai tout de même réussie plus ou moins a faire le premier pas vers la "réconciliation" !

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  8. Nos parents peuvent nous faire beaucoup de mal, et la plupart du temps sans le vouloir. Avec le temps et l'âge on se rend compte qu'ils sont des humains comme nous ... et si notre vie n'est pas facile, la leur ne l'est pas non plus. Mon père nous a quittées ma mère et moi quand j'avais 10 ans pour une femme bien plus jeune que lui. IL ne m'a jamais laissée tomber même si sa femme et moi on ne s'aimait pas. Il est mort il y a bientot deux ans et j'ai appris chez le notaire que je n'aurai presque rien de son héritage mais que quasiment tout irait à sa fille à elle ... je ne sais pas pourquoi il a fait ça et je ne le saurai jamais. Depuis j'ai réussi à me dire que mon père m'aimait et qu'il a fait comme il a pu avec la seconde épouse qui prenait toutes les décisions. Pardonnons à nos parents tant qu'ils sont encore en vie ... parlons avec eux tant qu'on peut encore le faire ... après il est trop tarde ... je t'embrasse et te souhaite de retrouver ces moments avec ton papa !!

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    1. Certains ne le font pas exprès, c'est vrai. D'autres ne sont justes pas faits pour être parent (Je pense à ma mère, la...) Toujours est-il que c'est souvent difficile à gérer pour nous, pour nous construire.
      Ton histoire est bien plus triste ! Je te trouve tres forte de prendre les choses comme ça !

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  9. Hello!
    Je suis très touchée par ton post. J’ai eu moi aussi quelques soucis avec mon pere. A tel point que j’avais découpée toutes les photos, je n’avais gardé que ma mère et moi, ou ma famille.
    Aujourd’hui, je suis très proche de mon père, on a su se pardonner l’un l’autre. Et je regrette d’avoir si peu de photo de lui.
    J’ai pris conscience qu’on avait que deux parents et qu’ils n’étaient pas éternels. J’ai pas du tout envie d’avoir un conseil moralisateur, alors ne le prend pas comme tel, mais prend le temps de réfléchir à ce qui est bon pour toi :)
    Mon père que je voyais en comme un ennemi est aujourd’hui mon pote, mon frère, mon double et aussi mon papa chéri.
    <3 je te souhaite de réussir a trouver la meilleure des solutions <3

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    1. C'est justement parce que j'ai pris conscience qu'il n'était pas éternel que j'ai finalement décidé de faire le premier pas. Mais je ne sais pas si j'arriverai à ravoir une réelle relation avec lui, il est si distant avec le temps... Et moi aussi, car je ne peux pas m'empêcher de vouloir me protéger. C'est compliqué !
      Mais je souhaite réussir à faire comme toi et ton papa !
      Merci pour ce gentil commentaire, plein d'espoir !

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  10. Je te comprends, Pour ma part cela n'a jamais été simple, depuis mon plus jeune âge. Présent physiquement mais aucune complicité, rien qui indiquerais que c'est mon père si ce n'est des traits commun. Encore aujourd'hui j'ai du mal, je le vois souvent que je vais chez mes parents mais nous n'avons rien à nous dire, donc on échange très peu. Cela me fait très mal, j'ai du mal à le vivre, mais j'essaie de me dire qu'un jour peut être cela changera.

    Courage à toi ma belle, et prends le temps qu'il te faudra, guérir de ce genre de blessures c'est compliqué.

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    1. C'est presque incompréhensible qu'il sois si "distant" alors que vous n'avez jamais eu de problèmes comme moi avec mon père... Et je te souhaite de tout cœur de pouvoir un jour, au mieux dans un futur proche avoir une vraie relation avec lui ♥

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  11. Je comprend d'une certaine façon, on à quelques points en commun.. Mes parents ont divorcés à mes 3 ans et jusqu'à mes 16/17ans c'était la guerre de la garde. Je n'est pas vraiment connu, vu mon père et pourtant c'est mon papa, je l'aime comme s'il m'avait élevé alors que ce n'est pas le cas. C'est bisar mais il me manque quand même. Enfin! Il faut aller de l'avant et créer notre propre famille maintenant. Les chats sont comptés comme des enfants ! J'en est aussi 2 ;) La bisous, et gros câlin !

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    1. C'est inexplicable ce lien qu'on peut avoir avec notre père quoiqu'il soit absent de notre vie. Paraît-il que les filles sont plus proches de leur père, c'est peut-être pour ça, je ne sais pas... Enfin bon !
      (Et vu que nous sommes le 24 décembre, je te souhaite un joyeux Noël)

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  12. Je viens tout juste de lire ton article, que j'avais peut-être filtré p
    lus ou moins volontairement à sa sortie, parce que c'est un sujet qui me touche ^^" Ton article est très émouvant, vraiment. Il me fait écho, pas par rapport à mon père (qui fait pleinement partie de ma vie) mais par rapport à ma mère ; nous avons coupés les ponts une première fois pendant environ 7 ans, puis repris contact, mais ça n'a pas marché et cette fois-ci j'ai décidé seule de couper les ponts, cela doit faire 2 ans maintenant.
    Cela fait du bien, à travers ton article et les autres commentaires, de se sentir moins seule à avoir des relations compliquées ou des absences de relations, ça change des autres personnes qui ne comprennent pas et qui jugent parfois.
    Je te souhaite de repartir sur de bonnes bases avec ton père, comme tu le souhaites :)

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    1. Je me retrouve dans ton commentaire, car je suis dans la même situation que toi avec ma mere. Et c'est justement pour ça que j'ai voulu faire un effort avec mon père. Parce que j'espère que j'arriverais à reprendre un bon départ avec au moins un de mes deux parents.... Bon courage pour toi ♥

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  13. Très touchant ton article !
    Oh si c'est compliqué avec le mien. Il n'a jamais été là, et il a commis des actes graves et impardonnable... C'est difficile parce que je ressens un manque, que seul un père pourrait combler. C'est comme ca.

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    1. Je ne peux que comprendre. J'ai grandi avec cette sensation, ce manque. Et la haine, la rancœur pour ce qu'il avait fait, à moi, aux autres... Aujourd'hui encore, je ne vais pas naturellement vers lui, car on ne peux pas être proche de quelqu'un lien de sang ou non après un historique compliqué. Mais j'essaie, petit à petit. Pour être mieux dans ma vie. Je te souhaite de réussir un jour à tenter un rapprochement, même un coup de fil. C'est surtout pour toi.

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  14. Je n'ai jamais eu l'occasion de pouvoir pardonner à mon père. J'ai failli écrire "la chance". Mais je sais que le trop plein de colère et de rancœur m'en aurait empêchée.

    J'avais douze ans (ou treize) quand il a disparu de nos vies. Il est décédé depuis.

    Ton histoire m'a beaucoup touchée.

    Je note une chose positive : sur vos photos, il est vraiment là. Le mien avait l'air d'avoir été forcé, l'air étranger à sa famille. La suite l'a confirmé ;(

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    1. Ton commentaire, ton histoire, c'est typiquement l'exemple de pourquoi j'ai voulu faire un pas en avant, le revoir, avant qu'il ne soit trop tard. Malgré la peine, la rancoeur, j'ai pris sur moi car je ne l'avais jamais tenté et j'avais peur de le regretter. Aujourd'hui, nous sommes toujours des étrangers l'un pour l'autre. On ne communique pas plus. Mais, ça change la donne, de savoir que quand même, il y a du mieux...

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