Et si... J'en disais trop ?

16:56 Glad Wood 25 Comments


Ce weekend, dans mon canapé avec mes deux chats sur moi, j'ai parcouru le blog. Je ne l'avais jamais fait avant. J'ai remonté mes articles depuis le début, lu quelques lignes, mais pas tout car finalement,  je me souviens de toutes mes lignes, même des plus vieilles. Et puis en relisant certains articles humeurs j'ai vu "Pardonner son père", qui n'est pas si vieux que ça. Et j'ai repensé à mon père justement et à son message d'anniversaire. Il y avait des années que je n'en avais pas eu. Cette année, j'en ai eu un, au début j'étais surprise, heureuse mais en le lisant, j'ai eu un moment de gêne. Mon père a lu l'article. Il a peut-être été mal à l'aise que j'expose comme ça sur internet notre histoire. L'ai-je blessé ? Vexé ? Et puis, je me suis mise à penser à tout ce que pouvais dire ici, tout ce que je couche sur mes articles. Le bon, le mauvais... Et je me suis demandé, si finalement, je n'en disais pas trop ? 

Ecrire ça a toujours été mon défouloir. Même si en grandissant je l'avais mis un peu de coté. En reprenant le blog, j'ai eu peur de mettre mes humeurs en ligne. Ecrire sur un blog c'est compliqué. On écrit seul derrière son écran. Avec une sensation (illusoire) de sécurité. Alors que finalement, nous écrivons aux yeux de tous. C'est bien ça le problème. Ecrire, parler de ma vie a des "inconnus", ne me dérange pas. Car finalement, je ne dis qu'un quart de l'histoire. Un résumé. Seulement, il y a aussi des gens que j'ai volontairement viré de ma vie qui peuvent me lire. Ainsi, ils ont toujours plus ou moins un œil dans ma vie. Et ça, oui, ça me fait chier. Heureusement les "inconnus", vous, faites partie des bienveillants qui franchissent ce portail sur ma vie. Ceux qui partagent avec moi, ceux qui laissent des mots d'encouragement. Et je me sens bien, je continue à me livrer, en essayant toujours de ne pas trop en dire, pour les autres, pour ne pas leur donner trop d'informations sur ma vie sans eux. Cette frontière est mince, j'en ai pris conscience et elle me fait peur. 

J'ai toujours eu conscience de ça, sans jamais vraiment trop y penser. J'ai toujours voulu préserver au mieux ma vie privée & mes proches d'internet. Je floute le visage de mes proches, je leur donne des surnoms, des "identités blogging" comme je leur dis souvent. La copine vieille à chat, le copain barbu, mon Géant, ma copine Polak (anciennement/provisoirement "la copine-tout-court")Mais finalement, de ma vie, de mon passé, je protège quoi ? Mon enfance merdique, mon père, l'alcool, ma mère dérangée, vous le savez. Pas tout, parce que tout n'est pas beau à dire, mais vous en savez beaucoup déjà. Et ceux dont je parle dans ces articles, comment vivent-ils que je raconte notre histoire à tous ? Je ne sais pas, mais je comprendrais qu'un jour, on me demande de retirer un article. Surtout mes parents. Parce que c'est plus facile de savoir de qui je parle. Un père, une mère, on en a pas 100.

Je ne sais donc pas vraiment, si j'en dis trop, si j'arrive malgré tout à garder assez de choses pour moi ou si j'ai franchi la ligne. C'est aussi ça tenir un blog. C'est inviter tout le monde chez nous, dans notre vie. Laisser voir des bouts de notre histoire. J'ai tellement de choses à dire ici. Encore plein d'histoires à vous écrire, partager. Et si jamais j'en dis trop, ça pourrait me revenir à la gueule, je le sais, tant pis. J'ai besoin d'écrire sur ce qui se passe dans ma vie. Le bon ou le mauvais, c'est ma thérapie.


Pensez-vous que j'en dis trop ? Pensez-vous en dire trop ? 

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25 commentaires:

  1. Je me suis beaucoup reconnue dans ton article. Au début j'ai commencé de manière anonyme avant de dévoiler mon visage et donc être reconnaissable...
    Je pense qu'on en dit forcément trop dès lors que l'on parle de notre vie privée et donc implique d'autres personnes. Moi même j'ai parlé de mon histoire compliquée avec les enfants de mon compagnon au début. On en dira toujours trop ou pas assez au choix.
    Je pense que le tout est de trouvé ton équilibre et de bien réfléchir à ce que tu souhaites divulguer ou non au monde entier 😊
    Bisous poulette 😘

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    1. C'est vraiment délicat... Je pense avoir conscience de la limite que je ne veux pas moi franchir, mais j'ai peur que pour les autres personnes dont je parle dans mes articles, la limite ne soit pas le même...
      Bisous ♥

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  2. Personnellement je ne dis presque rien sur moi, sur ma vie. Parce que je suis comme ça, je ne suis pas du genre à dévoiler des choses sur moi (bien ou mauvaise) à des inconnu(e)s (et même à mes ami(e)s).
    Après, si toi, tu te sens bien d'écrire tout ça, si tu es une personnes comme ça dans la vraie vie, alors pourquoi pas ?
    Chacun à un ressentit différent sur ce sujet. :)

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    1. Je comprends, parce que figure-toi, que dans la vraie vie, je ne dévoile rien sur moi. Ou du moins, pas plus que ce que j'écris sur le blog et ça rend tout ça encore plus bizarre, non ? Pour certains j'en dis beaucoup, moi je ne m'étais jamais trop posé la question car ce n'est qu'un résumé de toute l'histoire. Mais, je peux comprendre que pour ceux dont je parle dans mes articles, ce soi déjà trop !

      Supprimer
  3. Elle est très intéressante ta réflexion, la partie qui me parle particulièrement c'est celle sur les anciennes connaissances qui peuvent venir nous lire. Mon ex-copain lit toujours mon blog, des années après notre séparation, c'est un peu bizarre (il a même laissé un commentaire l'autre fois !)
    Finalement, qu'as-tu fait pour ces articles sur tes parents, les laisser ou les enlever ?

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    1. C'est vraiment étrange que ton ex "surveille" encore ce qui se passe dans ta vie, ouais ! Je ne serais pas trop à l'aise avec ça, je crois !
      Les articles sur mes parents sont toujours en ligne et le resteront, je pense. C'est bête, mais je sais que je ne suis pas la seule à vivre des relations compliqué avec mes parents et si mes quelques lignes peuvent aider quelqu'un d'autre alors elles sont bien ou elles sont... Et je n'ai pas envie de me censurer, aussi, je l'avoue !

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  4. Je pense que tu écris parce que tu en as besoin et/ou envie. Si tu as peur de trop en dire, alors ne poste pas, mais il ne faut pas non plus que tu te frustres en n'écrivant plus rien ! Moi aussi j'ai des gens qui "m'espionnent", des gens indésirables j'entends, et même si je ne poste pas le même type de billet que toi, ça me fait clairement chier (parce que oui, on s'adresse à des inconnus, mais on voudrait qu'il ne s'agisse que de personnes bienveillantes - sauf que j'ai, moi aussi, tendance à oublier que l'Internet est public). En tout cas, j'apprécie cette façon de bloguer que tu as, et j'espère que tu continueras de faire ce qui te plaît !

    Bonne soirée (◡‿◡✿)

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    1. Tu as totalement raison, moi aussi, savoir que Les Indésirables de ma vie viennent ici me lire, ça me fait chier ! Malheureusement, on ne peut rien faire contre ! Et je n'ai pas envie de ne plus écrire ce que bon me semble juste a cause d'eux. Et je refuse de me censurer, car finalement je ne dévoile l'identité de personne ici, alors je fais ce que je veux, non mais oh !
      Merci pour ton gentil mot de fin, bisous & bon weekend ♥

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  5. Tu es la seule à pouvoir juger si tu en dis trop ou pas assez. Mais quand on parle de sa vie, cela aussi implique la vie des autres et il faut en parler dans le respect parce qu'eux n'ont pas demandé à ce que leurs vies soient affichées aux yeux de tous. Prenons l'exemple de la boulangère de ton père qui lit ces lignes, te reconnaît, donc reconnait ton père, cela pourrait changer son comportement vis à vis de lui. C'est toujours délicat de parler de son entourage quand on ne blogue plus anonymement. Un jour, j'ai refusé d'aller à un repas de famille suite à des divergences d'avis, ne voulant pas me fâcher pour pas grand chose j'ai dit que j'avais un repas pour mon pacs de prévu .... Les personnes qui m'ont invité on fouiné sur mon blog, mes réseaux sociaux, ont fait des copie/écran pour me dire que j'étais une menteuse, car j'avais fait le repas tel jour et non le même jour.... Bref, c'est compliqué !

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    1. Je comprends ton commentaire, mais en même temps, il ne me parle pas... Je m'explique ! Personne de l'entourage de mes parents, de ma famille ne me connaît maintenant, car je n'ai plus aucun contact avec eux, alors, qu'on reconnaisse mon père, ma mere, c'est presque impossible. Après, de plus, ce que je raconte sur le blog, même les gens qui me connaissent un peu (ou qui connaissent mes parents) le savent. Alors, dans le fond, je ne pense pas en dire trop. Mais que mes proches n'apprécient pas à lire notre histoire, aussi floue soit-elle et résumé, ça je peux le comprendre.
      Pour ta petite anecdote, c'est quand même un peu fou, de ce dire qu'ils ont poussé le truc jusqu’à faire des captures d'écrans, quand même ! Mais la encore, c'est un cas que je ne pourrais pas connaitre, car je n'ai aucuns contact avec personne depuis des années ! (Pour le coup, c'est un avantage !)
      Bisous ;)

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  6. Hum ... effectivement ... Question délicate que je me suis posée vis à vis de mon blog aussi. Perso, moi ça ne me choque pas le contenu des tes articles, bien qu'ils parlent de vérités et de vécu, au contraire même. Mais je comprends parfaitement cette sensation parfois de malaise. N'empêche que, dans le cas de ton histoire avec ton papa, sans cet article, y'aurait-il eu ce message d'anniversaire et ceux qui suivront probablement ? Le tout je crois est de faire ce que l'on veut mais jamais dans le but de faire mal ou de trahir. On est adultes, on a le droit, mais y'a des limites. Régler ses comptes, juste, pour taper là ou ça fait mal serait malsain et stérile mais se confier, par écrit même sur un blog vu de toutes et tous, ça reste soi, sa personnalité et son envie de crier au monde ses douleurs et ses joies. Je pense qu'il n'y a pas de bonne réponse à ta question. Tu dis juste ce qui te semble important à tes yeux, et c'est aussi ce qui fait de toi une vraie personnalité. Bisous ma biche, je te kiffe de ou tu savais ça ? Franchement tu as un talent, un don, ce quelque chose qui ne court pas les rues... Cultive-le et transforme tes blessures en force. N'aies pas peur.

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    1. -J'essuie la petite larme provoquée par la fin de ton commentaire- Haha !Tu es adorable, mais un talent, un don, je n'irais pas jusqu'à l'a hein !
      Pour le reste, j'approuve totalement ton commentaire. Je ne pense pas écrire pour être méchante, j'écris parce que aujourd'hui j'ai réussi à dépasser tout ça, que ça fait partie de mon histoire et de mon caractère... Et du coup, maintenant je me demande effectivement, si sans cet article, j'aurai eu un signe de lui, je ne pense pas... J'aurai attendu jusqu'à 00h encore, comme tous les ans !
      Encore merci, pour tes gentils mots, fous, mais gentil ! ♥
      Bien heureuse de t'avoir connue, t'es un ange ! Un AN-GE !

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  7. Je pense que la seule personne qui peut décider si tu en dis trop ou pas c'est toi. C'est toi qui doit choisir où tu places le curseur, ce que tu es prêtes à partager et ce que tu veux garder. Moi je ne dis presque rien... sur les deux-cent et quelques articles il y en a beaucoup moins de la moitié qui parlent vraiment de moi même si maintenant j'en écrit plus naturellement. Mais ce n'est pas vraiment pour me protéger d'internet parce que même dans la vie je parle peu de moi, de mes peurs, doutes, questions existentielles ou anecdotes. Enfin bref. La seule personne qui peut décider pour toi c'est toi. Si tu es gênée, que tu as l'impression de donner lieu à du voyeurisme, alors dis-en moins. Mais ce n'est pas aux lecteurs de te dire où placer le curseur ;)

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    1. Ce n'était pas vraiment un article pour demander si j'en disais trop. C'était plus une réflexion, un doute, que j'ai exprimé tout haut sur le blog. Un petit doute. Et quelques jours de réflexion plus tard, je n'ai pas de réponse. Parce que je pense effectivement, qu'il n'y a pas de "limite" fixe. Je pense que tout dépend de la personne qui écrit et de la personne qui lit aussi. Dans le fond, je sais que je ne dis presque rien, tellement je résume les situations, mais pour d'autres, qui me lisent j'en dis peut-être trop.

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  8. Mon commentaire s'est volatilisé au moment ou j'ai voulu l'envoyer, bon, ça m'apprendra mais je vais donc le re-taper !
    Je disais donc : J'ai blogué de mes 11 à 14 ans, géré un website de mes 14 à 16... et pendant tout ce temps, j'étais active sur Twitter parmi les blogueurs (mais des blogs/site d'un tout autre genre). J'ai toujours ressenti de la bienveillance autour de mes "copains" blogueurs, et leur soutien quand je m'exprimais sur des choses plus privées.
    Cela fait quelques jours que je suis de retour, dans le registre lifestyle/humeurs/beauté/séries tv-ciné, enfin un peu tout quoi, et ce car j'en étais venue à constater que de plus en plus j'avais besoin de m'exprimer, chose que je faisais sur Facebook, par le biais de statut parfois bien enragés sur des comportements qui me sidèrent dans la société actuelle... c'est là que j'ai su qu'il était temps de revenir parmi les blogueurs. J'ai besoin de m'exprimer, et ce sur la plateforme qui convient.
    J'ai lu l'article sur ton père dont tu fais écho dans ton article, et je suis très émue, autant par l'un que l'autre.
    J'ai à peu près la même expérience familiale que toi, je comprends donc vraiment tous ces sentiments envers ton père, le "regard", dont tu parles dans l'autre article, tout ça, je le reconnais.
    Je voulais donc te dire à quel point je t'admire pour parler de choses comme ça sur ton blog, c'est juste... extrêmement courageux et admirable.
    Comme je disais dans le commentaire disparu -haha-, tu ne dois pas à regretter un article ni même un seul mot de ce que tu écris. Si tu confies ces informations dans un article, c'est que tu ressens le besoin de t'exprimer sur le sujet. On me dit souvent d'aller m'exprimer dans un journal intime plutôt qu'à découvert, mais je ne suis pas d'accord. Tu permets à beaucoup de gens je pense, de se reconnaître, ou tout simplement d'apprendre des expériences des autres. Puis, comme je disais, si tu l'écris c'est que tu ressens le besoin de t'exprimer, alors il ne faut jamais s'en vouloir pour ça, ou douter.
    Avoir la force de parler de choses qui nous émeut, qui nous rende dingue de joie ou de colère, c'est une force incroyable.
    Je suis vraiment contente de t'avoir "rencontré" car je découvre une personne authentique comme je les aime.

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    1. Le commentaire qui disparaît, quelle plaie ! (Les blogs-sites d'un tout autre genre... Fansite ? Si oui, moi aussi j'y suis passé haha !)
      Pour ton commentaire, je ne sais quoi te répondre. Parce que c'est beau tout ce que tu dis. Beau mais triste, car j'aimerais que personne ne se reconnaisse dans divers articles que j'ai pu écrire. Parce que ça veut dire que nous sommes nombreux à avoir morflé dans notre enfance et c'est nul. Je ne regrette pas ce que j'ai pu dire ici, j'ai juste peur que les personnes concernées s'offusquent. Je ne le fais pas pour leur faire du mal, mais pour me faire du bien, à moi. Aujourd'hui, je viens d'apprendre que ma mère connaît le blog. Elle l'a lu. Et j'ai peur que ça vire une fois de plus a un rapport de forces entre elle et moi. Parce que aujourd'hui, je ne sais plus mettre de l'eau dans mon vin et que je serais méchante, et là encore, ce n'est pas le but, ce n'est pas ce que je recherche.
      Dans tout les cas, je te souhaite de pouvoir t'exprimer librement sur ton nouveau blog et de te décharger du négatif, autant que possible ♥

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  9. (Mon commentaire est trop long donc voici la suite)
    Je voulais aussi te dire que ton article sur ton père, ce que tu y as écrit est très beau, à son sujet. Nos pères sont comme ils sont...ils ont eu ou ont toujours leur défaut, mais il reste toujours ces souvenirs d'enfants, les bons, comme les mauvais, et les bons dont tu parles, je pense que pour des pères comme les notres, c'est émouvant de lire ça, car cela montre que tu les as au fond de toi, toujours présents, et ces jolies photos que tu as joint.
    Mon papa à moi, j'ai décidé de le recontacter il y a 2 ans, après 6 ans sans aucun contact... Et j'ai constaté qu'il avait toujours ses difficultés, mais depuis que j'ai repris contact, il va de mieux en mieux, et niveau relationnel, au début... c'était trop étrange, ça l'est encore par moment, il habite loin, je ne l'ai donc revu que deux fois, et je dois dire que je suis plus à l'aise par téléphone, mais il m'appelle de plus en plus, pour des raisons qui me touchent (ma rentrée, la bonne année, mon anniversaire, parce qu'il s'ennuie tout simplement)... et je retrouve ce même sentiment de gosse, réconfortant au fond, car je ressemble énormément à mon père. En fait, on est les mêmes. Je comprends donc pourquoi il est comme il est et tout ça... ce qui n'est pas donné à tout le monde, et aujourd'hui je fais du mieux que je peux pour le soutenir, car je sais que notre famille entière a honte de lui. Mais moi je suis fière de lui, parce qu'il fait des efforts inimaginables. A l'époque c'était un déchet et aujourd'hui... Quelques gorgées d'une seule bière par jour. C'est pas beau ça? Entendre sa voix claire au téléphone, tout ça. Quoiqu'il en soit voilà, je voulais te dire que tout ce que tu écris est très touchant, et je suis sure que ton père est fière de toi pour ce que tu écris.

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    1. Je suis heureuse de lire que des années après, ton père a mis de coté les bouteilles. Petite c'était mon rêve. Que mon père lâche l'alcool ! Alors je n'imagine que trop bien le bonheur que tu dois ressentir ! Nos relations avec nos peres sont assez semblables. J'espere que dans le temps, j'arriverais a reconstruire quelque chose avec lui, pour le moment ce n'est pas encore ca...

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  10. Je pense que quand on a un blog, il faut parler de sois même c'est un passage 'obligé' non ?
    Mais je pense que même si ton père l'a peut être mal pris mais toi ça t'as libéré & c'est une sorte de thérapie que de mettre sur écrit ce que tu ressens.

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    1. Je suis d'accord, j'ai besoin d'écrire, alors tant pis si ça ne plaît pas. Je respecte leur anonymat, je ne dévoile pas leurs visages, prénoms... Je pense faire les choses "bien", tout de même...

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  11. Tout d'abord ton article est vraiment magnifique!
    Je me suis construite sans papa, il est "revenu" dans ma vie depuis quelques années mais pour moi il est trop tard. Alors c'est bizarre quand on se retrouve, une sorte de malaise constant...
    Il a zappé toute notre enfance, et tu sais qu'une enfance est très chère !!
    Alors revenir maintenant? pourquoi faire? quel intérêt?
    Tout ça pour te dire que dans un sens je me suis un peu reconnu dans ton article, et que maintenant j'ai l'impression d'être plus forte dans ma vie de tous les jours.
    Je pense que si tu as besoin d'écrire pour te "défouler" alors fait-le.
    Si tu te sens mieux après, fonce... Ne pense pas aux autres...Ils ont étaient bien trop égoïste envers toi.
    Pense à toi et à te sentir bien.

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    1. Je te comprends tout à fait. Revenir des années après, c'est un peu facile. Parce que en attendant, on a souffert nous, pendant des années ! Un peu comme mes grands-parents qui osent me reprocher de ne pas prendre de leurs nouvelles assez souvent. Alors qu'eux ont fermé les yeux sur tout pendant des années, m'ont laissé vivre des trucs complètement dangereux... La blague. Je dit souvent qu'on ne choisie pas sa famille, mais qu'on ne devrait pas la subir. C'est ce que je fais, et c'est tellement bon.

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  12. J'écris beaucoup aussi, mais pas sur un blog. Tellement peu d'estime de moi que je ne veux parler a personne de ce que je ressens... C'est bien que des personnes comme toi n'hésitent pas à dire ce qui va ou ne va pas.

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    1. Je peux comprendre, quand j'écris, j'ai toujours un moment d'hésitation, un gros doute pour le mettre en ligne, aux yeux de tous. J'ai très peu confiance en moi, mais je dois dire qu'écrire ici, ça me fait du bien, les gens sont toujours très agréables et compréhensifs. Toujours un gentil mot, un encouragement. Ça fait du bien, et je ne peux que te le conseiller !

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  13. Très bon article et tout ce que tu dis est vrai de vrai ! Je me reconnais surtout dans le passage sur ces personnes qui "lisent" notre vie alors qu'on a tout fais pour se débarrasser de ces personnes.
    Après, on a le contrôle de ce qu'on veut dire, si on écrit par moment pour se défouler, on risque de le regretter quelques temps plus tard. Mais ça nous aide également à prendre du recul sur certaines choses et sur ce que t'as pu faire avant sur ce blog.

    Bonne continuation à toi :)

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Et si... J'en disais trop ?


Ce weekend, dans mon canapé avec mes deux chats sur moi, j'ai parcouru le blog. Je ne l'avais jamais fait avant. J'ai remonté mes articles depuis le début, lu quelques lignes, mais pas tout car finalement,  je me souviens de toutes mes lignes, même des plus vieilles. Et puis en relisant certains articles humeurs j'ai vu "Pardonner son père", qui n'est pas si vieux que ça. Et j'ai repensé à mon père justement et à son message d'anniversaire. Il y avait des années que je n'en avais pas eu. Cette année, j'en ai eu un, au début j'étais surprise, heureuse mais en le lisant, j'ai eu un moment de gêne. Mon père a lu l'article. Il a peut-être été mal à l'aise que j'expose comme ça sur internet notre histoire. L'ai-je blessé ? Vexé ? Et puis, je me suis mise à penser à tout ce que pouvais dire ici, tout ce que je couche sur mes articles. Le bon, le mauvais... Et je me suis demandé, si finalement, je n'en disais pas trop ? 

Ecrire ça a toujours été mon défouloir. Même si en grandissant je l'avais mis un peu de coté. En reprenant le blog, j'ai eu peur de mettre mes humeurs en ligne. Ecrire sur un blog c'est compliqué. On écrit seul derrière son écran. Avec une sensation (illusoire) de sécurité. Alors que finalement, nous écrivons aux yeux de tous. C'est bien ça le problème. Ecrire, parler de ma vie a des "inconnus", ne me dérange pas. Car finalement, je ne dis qu'un quart de l'histoire. Un résumé. Seulement, il y a aussi des gens que j'ai volontairement viré de ma vie qui peuvent me lire. Ainsi, ils ont toujours plus ou moins un œil dans ma vie. Et ça, oui, ça me fait chier. Heureusement les "inconnus", vous, faites partie des bienveillants qui franchissent ce portail sur ma vie. Ceux qui partagent avec moi, ceux qui laissent des mots d'encouragement. Et je me sens bien, je continue à me livrer, en essayant toujours de ne pas trop en dire, pour les autres, pour ne pas leur donner trop d'informations sur ma vie sans eux. Cette frontière est mince, j'en ai pris conscience et elle me fait peur. 

J'ai toujours eu conscience de ça, sans jamais vraiment trop y penser. J'ai toujours voulu préserver au mieux ma vie privée & mes proches d'internet. Je floute le visage de mes proches, je leur donne des surnoms, des "identités blogging" comme je leur dis souvent. La copine vieille à chat, le copain barbu, mon Géant, ma copine Polak (anciennement/provisoirement "la copine-tout-court")Mais finalement, de ma vie, de mon passé, je protège quoi ? Mon enfance merdique, mon père, l'alcool, ma mère dérangée, vous le savez. Pas tout, parce que tout n'est pas beau à dire, mais vous en savez beaucoup déjà. Et ceux dont je parle dans ces articles, comment vivent-ils que je raconte notre histoire à tous ? Je ne sais pas, mais je comprendrais qu'un jour, on me demande de retirer un article. Surtout mes parents. Parce que c'est plus facile de savoir de qui je parle. Un père, une mère, on en a pas 100.

Je ne sais donc pas vraiment, si j'en dis trop, si j'arrive malgré tout à garder assez de choses pour moi ou si j'ai franchi la ligne. C'est aussi ça tenir un blog. C'est inviter tout le monde chez nous, dans notre vie. Laisser voir des bouts de notre histoire. J'ai tellement de choses à dire ici. Encore plein d'histoires à vous écrire, partager. Et si jamais j'en dis trop, ça pourrait me revenir à la gueule, je le sais, tant pis. J'ai besoin d'écrire sur ce qui se passe dans ma vie. Le bon ou le mauvais, c'est ma thérapie.


Pensez-vous que j'en dis trop ? Pensez-vous en dire trop ? 

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  1. Je me suis beaucoup reconnue dans ton article. Au début j'ai commencé de manière anonyme avant de dévoiler mon visage et donc être reconnaissable...
    Je pense qu'on en dit forcément trop dès lors que l'on parle de notre vie privée et donc implique d'autres personnes. Moi même j'ai parlé de mon histoire compliquée avec les enfants de mon compagnon au début. On en dira toujours trop ou pas assez au choix.
    Je pense que le tout est de trouvé ton équilibre et de bien réfléchir à ce que tu souhaites divulguer ou non au monde entier 😊
    Bisous poulette 😘

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    1. C'est vraiment délicat... Je pense avoir conscience de la limite que je ne veux pas moi franchir, mais j'ai peur que pour les autres personnes dont je parle dans mes articles, la limite ne soit pas le même...
      Bisous ♥

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  2. Personnellement je ne dis presque rien sur moi, sur ma vie. Parce que je suis comme ça, je ne suis pas du genre à dévoiler des choses sur moi (bien ou mauvaise) à des inconnu(e)s (et même à mes ami(e)s).
    Après, si toi, tu te sens bien d'écrire tout ça, si tu es une personnes comme ça dans la vraie vie, alors pourquoi pas ?
    Chacun à un ressentit différent sur ce sujet. :)

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    1. Je comprends, parce que figure-toi, que dans la vraie vie, je ne dévoile rien sur moi. Ou du moins, pas plus que ce que j'écris sur le blog et ça rend tout ça encore plus bizarre, non ? Pour certains j'en dis beaucoup, moi je ne m'étais jamais trop posé la question car ce n'est qu'un résumé de toute l'histoire. Mais, je peux comprendre que pour ceux dont je parle dans mes articles, ce soi déjà trop !

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  3. Elle est très intéressante ta réflexion, la partie qui me parle particulièrement c'est celle sur les anciennes connaissances qui peuvent venir nous lire. Mon ex-copain lit toujours mon blog, des années après notre séparation, c'est un peu bizarre (il a même laissé un commentaire l'autre fois !)
    Finalement, qu'as-tu fait pour ces articles sur tes parents, les laisser ou les enlever ?

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    1. C'est vraiment étrange que ton ex "surveille" encore ce qui se passe dans ta vie, ouais ! Je ne serais pas trop à l'aise avec ça, je crois !
      Les articles sur mes parents sont toujours en ligne et le resteront, je pense. C'est bête, mais je sais que je ne suis pas la seule à vivre des relations compliqué avec mes parents et si mes quelques lignes peuvent aider quelqu'un d'autre alors elles sont bien ou elles sont... Et je n'ai pas envie de me censurer, aussi, je l'avoue !

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  4. Je pense que tu écris parce que tu en as besoin et/ou envie. Si tu as peur de trop en dire, alors ne poste pas, mais il ne faut pas non plus que tu te frustres en n'écrivant plus rien ! Moi aussi j'ai des gens qui "m'espionnent", des gens indésirables j'entends, et même si je ne poste pas le même type de billet que toi, ça me fait clairement chier (parce que oui, on s'adresse à des inconnus, mais on voudrait qu'il ne s'agisse que de personnes bienveillantes - sauf que j'ai, moi aussi, tendance à oublier que l'Internet est public). En tout cas, j'apprécie cette façon de bloguer que tu as, et j'espère que tu continueras de faire ce qui te plaît !

    Bonne soirée (◡‿◡✿)

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    1. Tu as totalement raison, moi aussi, savoir que Les Indésirables de ma vie viennent ici me lire, ça me fait chier ! Malheureusement, on ne peut rien faire contre ! Et je n'ai pas envie de ne plus écrire ce que bon me semble juste a cause d'eux. Et je refuse de me censurer, car finalement je ne dévoile l'identité de personne ici, alors je fais ce que je veux, non mais oh !
      Merci pour ton gentil mot de fin, bisous & bon weekend ♥

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  5. Tu es la seule à pouvoir juger si tu en dis trop ou pas assez. Mais quand on parle de sa vie, cela aussi implique la vie des autres et il faut en parler dans le respect parce qu'eux n'ont pas demandé à ce que leurs vies soient affichées aux yeux de tous. Prenons l'exemple de la boulangère de ton père qui lit ces lignes, te reconnaît, donc reconnait ton père, cela pourrait changer son comportement vis à vis de lui. C'est toujours délicat de parler de son entourage quand on ne blogue plus anonymement. Un jour, j'ai refusé d'aller à un repas de famille suite à des divergences d'avis, ne voulant pas me fâcher pour pas grand chose j'ai dit que j'avais un repas pour mon pacs de prévu .... Les personnes qui m'ont invité on fouiné sur mon blog, mes réseaux sociaux, ont fait des copie/écran pour me dire que j'étais une menteuse, car j'avais fait le repas tel jour et non le même jour.... Bref, c'est compliqué !

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    1. Je comprends ton commentaire, mais en même temps, il ne me parle pas... Je m'explique ! Personne de l'entourage de mes parents, de ma famille ne me connaît maintenant, car je n'ai plus aucun contact avec eux, alors, qu'on reconnaisse mon père, ma mere, c'est presque impossible. Après, de plus, ce que je raconte sur le blog, même les gens qui me connaissent un peu (ou qui connaissent mes parents) le savent. Alors, dans le fond, je ne pense pas en dire trop. Mais que mes proches n'apprécient pas à lire notre histoire, aussi floue soit-elle et résumé, ça je peux le comprendre.
      Pour ta petite anecdote, c'est quand même un peu fou, de ce dire qu'ils ont poussé le truc jusqu’à faire des captures d'écrans, quand même ! Mais la encore, c'est un cas que je ne pourrais pas connaitre, car je n'ai aucuns contact avec personne depuis des années ! (Pour le coup, c'est un avantage !)
      Bisous ;)

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  6. Hum ... effectivement ... Question délicate que je me suis posée vis à vis de mon blog aussi. Perso, moi ça ne me choque pas le contenu des tes articles, bien qu'ils parlent de vérités et de vécu, au contraire même. Mais je comprends parfaitement cette sensation parfois de malaise. N'empêche que, dans le cas de ton histoire avec ton papa, sans cet article, y'aurait-il eu ce message d'anniversaire et ceux qui suivront probablement ? Le tout je crois est de faire ce que l'on veut mais jamais dans le but de faire mal ou de trahir. On est adultes, on a le droit, mais y'a des limites. Régler ses comptes, juste, pour taper là ou ça fait mal serait malsain et stérile mais se confier, par écrit même sur un blog vu de toutes et tous, ça reste soi, sa personnalité et son envie de crier au monde ses douleurs et ses joies. Je pense qu'il n'y a pas de bonne réponse à ta question. Tu dis juste ce qui te semble important à tes yeux, et c'est aussi ce qui fait de toi une vraie personnalité. Bisous ma biche, je te kiffe de ou tu savais ça ? Franchement tu as un talent, un don, ce quelque chose qui ne court pas les rues... Cultive-le et transforme tes blessures en force. N'aies pas peur.

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    1. -J'essuie la petite larme provoquée par la fin de ton commentaire- Haha !Tu es adorable, mais un talent, un don, je n'irais pas jusqu'à l'a hein !
      Pour le reste, j'approuve totalement ton commentaire. Je ne pense pas écrire pour être méchante, j'écris parce que aujourd'hui j'ai réussi à dépasser tout ça, que ça fait partie de mon histoire et de mon caractère... Et du coup, maintenant je me demande effectivement, si sans cet article, j'aurai eu un signe de lui, je ne pense pas... J'aurai attendu jusqu'à 00h encore, comme tous les ans !
      Encore merci, pour tes gentils mots, fous, mais gentil ! ♥
      Bien heureuse de t'avoir connue, t'es un ange ! Un AN-GE !

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  7. Je pense que la seule personne qui peut décider si tu en dis trop ou pas c'est toi. C'est toi qui doit choisir où tu places le curseur, ce que tu es prêtes à partager et ce que tu veux garder. Moi je ne dis presque rien... sur les deux-cent et quelques articles il y en a beaucoup moins de la moitié qui parlent vraiment de moi même si maintenant j'en écrit plus naturellement. Mais ce n'est pas vraiment pour me protéger d'internet parce que même dans la vie je parle peu de moi, de mes peurs, doutes, questions existentielles ou anecdotes. Enfin bref. La seule personne qui peut décider pour toi c'est toi. Si tu es gênée, que tu as l'impression de donner lieu à du voyeurisme, alors dis-en moins. Mais ce n'est pas aux lecteurs de te dire où placer le curseur ;)

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    1. Ce n'était pas vraiment un article pour demander si j'en disais trop. C'était plus une réflexion, un doute, que j'ai exprimé tout haut sur le blog. Un petit doute. Et quelques jours de réflexion plus tard, je n'ai pas de réponse. Parce que je pense effectivement, qu'il n'y a pas de "limite" fixe. Je pense que tout dépend de la personne qui écrit et de la personne qui lit aussi. Dans le fond, je sais que je ne dis presque rien, tellement je résume les situations, mais pour d'autres, qui me lisent j'en dis peut-être trop.

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  8. Mon commentaire s'est volatilisé au moment ou j'ai voulu l'envoyer, bon, ça m'apprendra mais je vais donc le re-taper !
    Je disais donc : J'ai blogué de mes 11 à 14 ans, géré un website de mes 14 à 16... et pendant tout ce temps, j'étais active sur Twitter parmi les blogueurs (mais des blogs/site d'un tout autre genre). J'ai toujours ressenti de la bienveillance autour de mes "copains" blogueurs, et leur soutien quand je m'exprimais sur des choses plus privées.
    Cela fait quelques jours que je suis de retour, dans le registre lifestyle/humeurs/beauté/séries tv-ciné, enfin un peu tout quoi, et ce car j'en étais venue à constater que de plus en plus j'avais besoin de m'exprimer, chose que je faisais sur Facebook, par le biais de statut parfois bien enragés sur des comportements qui me sidèrent dans la société actuelle... c'est là que j'ai su qu'il était temps de revenir parmi les blogueurs. J'ai besoin de m'exprimer, et ce sur la plateforme qui convient.
    J'ai lu l'article sur ton père dont tu fais écho dans ton article, et je suis très émue, autant par l'un que l'autre.
    J'ai à peu près la même expérience familiale que toi, je comprends donc vraiment tous ces sentiments envers ton père, le "regard", dont tu parles dans l'autre article, tout ça, je le reconnais.
    Je voulais donc te dire à quel point je t'admire pour parler de choses comme ça sur ton blog, c'est juste... extrêmement courageux et admirable.
    Comme je disais dans le commentaire disparu -haha-, tu ne dois pas à regretter un article ni même un seul mot de ce que tu écris. Si tu confies ces informations dans un article, c'est que tu ressens le besoin de t'exprimer sur le sujet. On me dit souvent d'aller m'exprimer dans un journal intime plutôt qu'à découvert, mais je ne suis pas d'accord. Tu permets à beaucoup de gens je pense, de se reconnaître, ou tout simplement d'apprendre des expériences des autres. Puis, comme je disais, si tu l'écris c'est que tu ressens le besoin de t'exprimer, alors il ne faut jamais s'en vouloir pour ça, ou douter.
    Avoir la force de parler de choses qui nous émeut, qui nous rende dingue de joie ou de colère, c'est une force incroyable.
    Je suis vraiment contente de t'avoir "rencontré" car je découvre une personne authentique comme je les aime.

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    1. Le commentaire qui disparaît, quelle plaie ! (Les blogs-sites d'un tout autre genre... Fansite ? Si oui, moi aussi j'y suis passé haha !)
      Pour ton commentaire, je ne sais quoi te répondre. Parce que c'est beau tout ce que tu dis. Beau mais triste, car j'aimerais que personne ne se reconnaisse dans divers articles que j'ai pu écrire. Parce que ça veut dire que nous sommes nombreux à avoir morflé dans notre enfance et c'est nul. Je ne regrette pas ce que j'ai pu dire ici, j'ai juste peur que les personnes concernées s'offusquent. Je ne le fais pas pour leur faire du mal, mais pour me faire du bien, à moi. Aujourd'hui, je viens d'apprendre que ma mère connaît le blog. Elle l'a lu. Et j'ai peur que ça vire une fois de plus a un rapport de forces entre elle et moi. Parce que aujourd'hui, je ne sais plus mettre de l'eau dans mon vin et que je serais méchante, et là encore, ce n'est pas le but, ce n'est pas ce que je recherche.
      Dans tout les cas, je te souhaite de pouvoir t'exprimer librement sur ton nouveau blog et de te décharger du négatif, autant que possible ♥

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  9. (Mon commentaire est trop long donc voici la suite)
    Je voulais aussi te dire que ton article sur ton père, ce que tu y as écrit est très beau, à son sujet. Nos pères sont comme ils sont...ils ont eu ou ont toujours leur défaut, mais il reste toujours ces souvenirs d'enfants, les bons, comme les mauvais, et les bons dont tu parles, je pense que pour des pères comme les notres, c'est émouvant de lire ça, car cela montre que tu les as au fond de toi, toujours présents, et ces jolies photos que tu as joint.
    Mon papa à moi, j'ai décidé de le recontacter il y a 2 ans, après 6 ans sans aucun contact... Et j'ai constaté qu'il avait toujours ses difficultés, mais depuis que j'ai repris contact, il va de mieux en mieux, et niveau relationnel, au début... c'était trop étrange, ça l'est encore par moment, il habite loin, je ne l'ai donc revu que deux fois, et je dois dire que je suis plus à l'aise par téléphone, mais il m'appelle de plus en plus, pour des raisons qui me touchent (ma rentrée, la bonne année, mon anniversaire, parce qu'il s'ennuie tout simplement)... et je retrouve ce même sentiment de gosse, réconfortant au fond, car je ressemble énormément à mon père. En fait, on est les mêmes. Je comprends donc pourquoi il est comme il est et tout ça... ce qui n'est pas donné à tout le monde, et aujourd'hui je fais du mieux que je peux pour le soutenir, car je sais que notre famille entière a honte de lui. Mais moi je suis fière de lui, parce qu'il fait des efforts inimaginables. A l'époque c'était un déchet et aujourd'hui... Quelques gorgées d'une seule bière par jour. C'est pas beau ça? Entendre sa voix claire au téléphone, tout ça. Quoiqu'il en soit voilà, je voulais te dire que tout ce que tu écris est très touchant, et je suis sure que ton père est fière de toi pour ce que tu écris.

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    1. Je suis heureuse de lire que des années après, ton père a mis de coté les bouteilles. Petite c'était mon rêve. Que mon père lâche l'alcool ! Alors je n'imagine que trop bien le bonheur que tu dois ressentir ! Nos relations avec nos peres sont assez semblables. J'espere que dans le temps, j'arriverais a reconstruire quelque chose avec lui, pour le moment ce n'est pas encore ca...

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  10. Je pense que quand on a un blog, il faut parler de sois même c'est un passage 'obligé' non ?
    Mais je pense que même si ton père l'a peut être mal pris mais toi ça t'as libéré & c'est une sorte de thérapie que de mettre sur écrit ce que tu ressens.

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    1. Je suis d'accord, j'ai besoin d'écrire, alors tant pis si ça ne plaît pas. Je respecte leur anonymat, je ne dévoile pas leurs visages, prénoms... Je pense faire les choses "bien", tout de même...

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  11. Tout d'abord ton article est vraiment magnifique!
    Je me suis construite sans papa, il est "revenu" dans ma vie depuis quelques années mais pour moi il est trop tard. Alors c'est bizarre quand on se retrouve, une sorte de malaise constant...
    Il a zappé toute notre enfance, et tu sais qu'une enfance est très chère !!
    Alors revenir maintenant? pourquoi faire? quel intérêt?
    Tout ça pour te dire que dans un sens je me suis un peu reconnu dans ton article, et que maintenant j'ai l'impression d'être plus forte dans ma vie de tous les jours.
    Je pense que si tu as besoin d'écrire pour te "défouler" alors fait-le.
    Si tu te sens mieux après, fonce... Ne pense pas aux autres...Ils ont étaient bien trop égoïste envers toi.
    Pense à toi et à te sentir bien.

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    1. Je te comprends tout à fait. Revenir des années après, c'est un peu facile. Parce que en attendant, on a souffert nous, pendant des années ! Un peu comme mes grands-parents qui osent me reprocher de ne pas prendre de leurs nouvelles assez souvent. Alors qu'eux ont fermé les yeux sur tout pendant des années, m'ont laissé vivre des trucs complètement dangereux... La blague. Je dit souvent qu'on ne choisie pas sa famille, mais qu'on ne devrait pas la subir. C'est ce que je fais, et c'est tellement bon.

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  12. J'écris beaucoup aussi, mais pas sur un blog. Tellement peu d'estime de moi que je ne veux parler a personne de ce que je ressens... C'est bien que des personnes comme toi n'hésitent pas à dire ce qui va ou ne va pas.

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    1. Je peux comprendre, quand j'écris, j'ai toujours un moment d'hésitation, un gros doute pour le mettre en ligne, aux yeux de tous. J'ai très peu confiance en moi, mais je dois dire qu'écrire ici, ça me fait du bien, les gens sont toujours très agréables et compréhensifs. Toujours un gentil mot, un encouragement. Ça fait du bien, et je ne peux que te le conseiller !

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  13. Très bon article et tout ce que tu dis est vrai de vrai ! Je me reconnais surtout dans le passage sur ces personnes qui "lisent" notre vie alors qu'on a tout fais pour se débarrasser de ces personnes.
    Après, on a le contrôle de ce qu'on veut dire, si on écrit par moment pour se défouler, on risque de le regretter quelques temps plus tard. Mais ça nous aide également à prendre du recul sur certaines choses et sur ce que t'as pu faire avant sur ce blog.

    Bonne continuation à toi :)

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