Gorge Cœur Ventre - Un film de Maud Alpi.

12:46 Glad Wood 6 Comments

Hey vous ! Dernièrement, j'ai pu voir le film "Gorge cœur ventre". Film qui m'a bouleversé.  Pour bien des raisons, il a raisonné en moi. Je voulais revenir dessus, vous dire qu'il est tragiquement magnifique. Je ne suis pas une critique de cinéma. Mais je vais vous en parler avec le cœur, parce que c'est là toute la beauté de ce film : les émotions.
Une des particularités du film, c'est la réalité. Ce film est tourné dans un vrai abattoir. Le bouvier qu'on suit est acteur, mais il a travaillé, comme un employé d'abattoir pour le film. Les caméras devaient suivre le mouvement, ne pas empêcher ou ralentir le rythme de l'abattoir. Dans ce film, pas de longues discussions inutile. Les images suffisent. Les regards des animaux, leurs comportements entre eux. Leurs tentatives de résistance... Si le film est si puissant, c'est parce qu'il se concentre sur l'émotion des animaux. On leur donne enfin une identité d'être sensible dans ces murs qui leur enlèvent toutes existences. Maud Alpi amène les caméras là où personne ne le fait. (Sauf illégalement.) Ces lieux proches de chez nous que tout le monde ignore volontairement ou non. 
C'est au travers des yeux des animaux que nous vivions le film. C'est troublant mais tellement intelligent. Les humains sont secondaires. Nous suivons donc Virgile, un jeune homme un peu "zonard" avec son chien, son ami : Boston. Il y a des scènes entre eux d'ailleurs assez touchantes. Des scènes où l'on remarque qu'il considère Boston comme son égal, mais amène d'autres animaux à la mort quelques heures après. Le spécisme, à l'état pur. Je n'ai pas pu m'empêcher de trouver ça fou, sur le moment, alors que finalement, c'est ce qui se passe partout, tous les jours.
Pendant tout le film, j'ai dû me faire violence pour détester Virgile. Parce que finalement, ce garçon aurait pu être mon ami. Mais par son métier, c'est mon ennemi. Au travers de Virgile, on remarque par quelques actions, qu'il souffre de ce métier. Métier qu'il fait pour avoir de l'argent et vite partir. Il n'a pas choisi ce métier par plaisir et c'est aussi ça qui peut le rendre plus humain avec les animaux que d'autres. (Mais ceci n'est pas une réalité pour tous. J'ai vu des gens, fiers de donner la mort à des animaux...) Ça me tue de le dire, mais à certains moments j'ai pu comprendre ses gestes, ses regards. Et j'avais envie de lui crier de s'enfuir. Et la seconde d'après, je le détestais à nouveau en voyant le regard de cette vache. Un regard qui ne juge pas contrairement au mien. Son regard ressemblait plus à un "Pourquoi ?" 

« On devrait fabriquer des races qui ne peuvent 
pas crier...» Virgile.


Un autre sentiment très, très présent : l'empathie de Boston. (Le chien.) Lui était dans ce lieu de mort, mais il savait qu'il n'était pas en danger pour autant. Il était libre d'aller et venir dans la bouverie, il ressentait le stress et la peur des animaux qui eux, attendaient la mort. Plusieurs fois, on le voit aller lécher, sentir de lui-même les animaux. On le voit, incapable de dormir en attendant la mise à mort des animaux. (Mise à mort que nous ne voyons pas clairement, mais qu'on devine que trop bien.) J'étais comme lui. Dans la salle, nous étions tous lui. Mais une fois de plus, nous étions impuissants devant la souffrance. Une fois de plus.

J'ai vu ce film dans des conditions un peu particulières. Sans vouloir trop m'étendre sur le sujet, nous avions déjà eu notre dose d'horreur dans la journée. Certains passages en particulier nous y ont ramené en un rien de temps. J'ai pleuré. J'ai entendu les gens autour de moi pleurer aussi. Voir les animaux se débattre, tenter de s'enfuir, de faire marche arrière dans les couloirs de la mort... C'est pénible. Pas besoin de sang pour voir l'horreur des abattoirs. Les animaux et leur envie de vivre suffisent. C'est là toute la beauté du film. Une beauté qui fait mal. Parce que malheureusement, ce n'est pas suffisant. L'humain règne en toute-puissance entre ses murs. Ceux qui s'en échappent, finissent par être rattrapé et perdent la vie, comme les autres. Triste réalité de notre société. 

Le film est pesant, bien sûr. Mais je pense qu'il est nécessaire. Il faut le voir, il faut en parler, il faut le montrer. C'est un atout pour la cause animale. Il n'aborde jamais le véganisme, la cause animale. Il en a pas besoin, puisque les animaux font "tout le travail". 

Au travers de ce film, Maud Alpi leur a permis de s'exprimer auprès des humains.  
Ecoutez-les.
Regardez-les. 

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6 commentaires:

  1. Je ne pense pas pouvoir regarder ce film, chaque fois que je vois un animal souffrir ça me retourne et ça me désespère. Mais le film semble vraiment bon et surtout très utile pour éveiller les consciences sur ce sujet.
    J'ai "retransformé" mon site en blog, autrement dit il n'est plus figé mais il y a des articles qui peuvent sortir de temps en temps. Il y en aura un sur les animaux dans lequel je ferai le tour de tout ce que je pense sur ce sujet. ^^

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    1. Ce film est une merveille. J'ai beaucoup pleuré devant. La salle entière était en larmes, d'ailleurs.
      Je pense que c'est un très bon film car il est basé uniquement sur les sentiments des animaux. C'est typiquement le genre de film à montrer à ceux et celles qui disent que les animaux n'en n'ont pas...

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  2. Bon sang, rien que ta chronique m'a mise les larmes aux yeux. Je n'ai pas entendu parler de ce film et je te remercie de me le faire découvrir ! Je vais souffrir, mais je veux le voir !

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    1. Il va sortir en DVD, sinon, regarde la page Fb, pour avoir toutes les dates et lieux de projection !

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  3. Merci, merci de faire un article qui dénonce ces atrocités. Je suis presque certaine que si chacun prenait le temps de regarder ce genre de film, beaucoup changeraient mais malheureusement, ce n'est pas le cas. Je ne connaissais pas ce film et du coup, je vais le visionner. Merci pour ce partage !

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  4. Stop à tous ces massacress et horreurs

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Gorge Cœur Ventre - Un film de Maud Alpi.

Hey vous ! Dernièrement, j'ai pu voir le film "Gorge cœur ventre". Film qui m'a bouleversé.  Pour bien des raisons, il a raisonné en moi. Je voulais revenir dessus, vous dire qu'il est tragiquement magnifique. Je ne suis pas une critique de cinéma. Mais je vais vous en parler avec le cœur, parce que c'est là toute la beauté de ce film : les émotions.
Une des particularités du film, c'est la réalité. Ce film est tourné dans un vrai abattoir. Le bouvier qu'on suit est acteur, mais il a travaillé, comme un employé d'abattoir pour le film. Les caméras devaient suivre le mouvement, ne pas empêcher ou ralentir le rythme de l'abattoir. Dans ce film, pas de longues discussions inutile. Les images suffisent. Les regards des animaux, leurs comportements entre eux. Leurs tentatives de résistance... Si le film est si puissant, c'est parce qu'il se concentre sur l'émotion des animaux. On leur donne enfin une identité d'être sensible dans ces murs qui leur enlèvent toutes existences. Maud Alpi amène les caméras là où personne ne le fait. (Sauf illégalement.) Ces lieux proches de chez nous que tout le monde ignore volontairement ou non. 
C'est au travers des yeux des animaux que nous vivions le film. C'est troublant mais tellement intelligent. Les humains sont secondaires. Nous suivons donc Virgile, un jeune homme un peu "zonard" avec son chien, son ami : Boston. Il y a des scènes entre eux d'ailleurs assez touchantes. Des scènes où l'on remarque qu'il considère Boston comme son égal, mais amène d'autres animaux à la mort quelques heures après. Le spécisme, à l'état pur. Je n'ai pas pu m'empêcher de trouver ça fou, sur le moment, alors que finalement, c'est ce qui se passe partout, tous les jours.
Pendant tout le film, j'ai dû me faire violence pour détester Virgile. Parce que finalement, ce garçon aurait pu être mon ami. Mais par son métier, c'est mon ennemi. Au travers de Virgile, on remarque par quelques actions, qu'il souffre de ce métier. Métier qu'il fait pour avoir de l'argent et vite partir. Il n'a pas choisi ce métier par plaisir et c'est aussi ça qui peut le rendre plus humain avec les animaux que d'autres. (Mais ceci n'est pas une réalité pour tous. J'ai vu des gens, fiers de donner la mort à des animaux...) Ça me tue de le dire, mais à certains moments j'ai pu comprendre ses gestes, ses regards. Et j'avais envie de lui crier de s'enfuir. Et la seconde d'après, je le détestais à nouveau en voyant le regard de cette vache. Un regard qui ne juge pas contrairement au mien. Son regard ressemblait plus à un "Pourquoi ?" 

« On devrait fabriquer des races qui ne peuvent 
pas crier...» Virgile.


Un autre sentiment très, très présent : l'empathie de Boston. (Le chien.) Lui était dans ce lieu de mort, mais il savait qu'il n'était pas en danger pour autant. Il était libre d'aller et venir dans la bouverie, il ressentait le stress et la peur des animaux qui eux, attendaient la mort. Plusieurs fois, on le voit aller lécher, sentir de lui-même les animaux. On le voit, incapable de dormir en attendant la mise à mort des animaux. (Mise à mort que nous ne voyons pas clairement, mais qu'on devine que trop bien.) J'étais comme lui. Dans la salle, nous étions tous lui. Mais une fois de plus, nous étions impuissants devant la souffrance. Une fois de plus.

J'ai vu ce film dans des conditions un peu particulières. Sans vouloir trop m'étendre sur le sujet, nous avions déjà eu notre dose d'horreur dans la journée. Certains passages en particulier nous y ont ramené en un rien de temps. J'ai pleuré. J'ai entendu les gens autour de moi pleurer aussi. Voir les animaux se débattre, tenter de s'enfuir, de faire marche arrière dans les couloirs de la mort... C'est pénible. Pas besoin de sang pour voir l'horreur des abattoirs. Les animaux et leur envie de vivre suffisent. C'est là toute la beauté du film. Une beauté qui fait mal. Parce que malheureusement, ce n'est pas suffisant. L'humain règne en toute-puissance entre ses murs. Ceux qui s'en échappent, finissent par être rattrapé et perdent la vie, comme les autres. Triste réalité de notre société. 

Le film est pesant, bien sûr. Mais je pense qu'il est nécessaire. Il faut le voir, il faut en parler, il faut le montrer. C'est un atout pour la cause animale. Il n'aborde jamais le véganisme, la cause animale. Il en a pas besoin, puisque les animaux font "tout le travail". 

Au travers de ce film, Maud Alpi leur a permis de s'exprimer auprès des humains.  
Ecoutez-les.
Regardez-les. 

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  1. Je ne pense pas pouvoir regarder ce film, chaque fois que je vois un animal souffrir ça me retourne et ça me désespère. Mais le film semble vraiment bon et surtout très utile pour éveiller les consciences sur ce sujet.
    J'ai "retransformé" mon site en blog, autrement dit il n'est plus figé mais il y a des articles qui peuvent sortir de temps en temps. Il y en aura un sur les animaux dans lequel je ferai le tour de tout ce que je pense sur ce sujet. ^^

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    1. Ce film est une merveille. J'ai beaucoup pleuré devant. La salle entière était en larmes, d'ailleurs.
      Je pense que c'est un très bon film car il est basé uniquement sur les sentiments des animaux. C'est typiquement le genre de film à montrer à ceux et celles qui disent que les animaux n'en n'ont pas...

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  2. Bon sang, rien que ta chronique m'a mise les larmes aux yeux. Je n'ai pas entendu parler de ce film et je te remercie de me le faire découvrir ! Je vais souffrir, mais je veux le voir !

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    1. Il va sortir en DVD, sinon, regarde la page Fb, pour avoir toutes les dates et lieux de projection !

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  3. Merci, merci de faire un article qui dénonce ces atrocités. Je suis presque certaine que si chacun prenait le temps de regarder ce genre de film, beaucoup changeraient mais malheureusement, ce n'est pas le cas. Je ne connaissais pas ce film et du coup, je vais le visionner. Merci pour ce partage !

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  4. Stop à tous ces massacress et horreurs

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